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Les Suisses veulent encore y croire

Hakan Yakin avait le sourire dimanche lors de l'entraînement.

(Keystone)

Au lendemain de leur défaite en match d'ouverture de l'Euro contre la République tchèque, les Suisses se sont entraînés devant un nombreux public à Freienbach. Malgré la mauvaise tournure des événements, ils continuent de croire en leurs chances.

A l'image du Portugal contre la Grèce il y a quatre ans, la Suisse – pays hôte de l'Euro – a perdu samedi son match d'ouverture contre la République tchèque.

Mais comme le Portugal il y a quatre ans, la Suisse saura-t-elle trouver les ressources nécessaires pour se sublimer et poursuivre son parcours jusqu'en finale de «sa» compétition?

Au lendemain d'une défaite frustrante et d'une nuit de sommeil un peu agitée, plusieurs internationaux helvétiques – principalement les blessés et les remplaçants – se sont légèrement entraînés en public dimanche matin sur le terrain de Freienbach.

Ambiance bon enfant, supporters aux anges et habillés aux couleurs de l'équipe nationale pour l'occasion. «Chouchous» de la matinée, le gardien remplaçant Pascal Zuberbühler et le sélectionneur Köbi Kuhn.

Cette petite séance du matin conjuguée au retour du soleil ferait presque oublier que les Suisses ont perdu «le» match qu'ils attendaient depuis près de deux ans et que leurs chances de qualification pour les quarts de finale du tournoi sont déjà bien entamées.

Rester positif

A l'hôtel des Suisses, l'ambiance n'est pas non plus à la démoralisation. Et le discours de Köbi Kuhn veut couper court à toute idée négative: «Je tiens à rassurer tout le monde: les joueurs ne sont pas détruits moralement. Ils seront prêts mercredi.»

«La nuit a été difficile et nous sommes tous très déçus. Nous n'avons pas marqué de points, ça c'est clair. Mais selon mes calculs, nous ne sommes pas encore éliminés et nous devons donc continuer de travailler», martèle le milieu de terrain Gelson Fernandes.

«Malgré la défaite, nous avons livré une bonne performance contre la Tchéquie, poursuit-il. Et nous devons nous appuyer sur cela pour notre prochaine échéance face à la Turquie, qui constitue déjà une 'finale' pour nous, puisque la victoire sera obligatoire! Si nous gagnons nos matches, nous pouvons encore nous qualifier.»

«Nous devons absolument regarder devant nous et pas derrière», estime pour sa part le défenseur Stephan Lichtsteiner.

«Le football de haut niveau c'est exactement cela, ajoute-t-il. Même si on domine, même si on se crée plus d'occasions, on peut perdre un match. Lorsque vous ne marquez pas, vous vous exposez forcément à ce genre de contre en fin de partie.»

Jouer sans Alexander Frei

Véritable chef de la défense helvétique samedi soir au Stade Saint-Jacques, Patrick Müller abonde dans le même sens que ses jeunes coéquipiers: «On est vraiment tous très déçus car on aurait bien évidemment voulu commencer ce tournoi par une victoire. Sur le match, les Tchèques ont deux occasions et marquent un but; cela suffit pour marquer trois points. C'est l'essentiel».

«Nous devons rester sereins malgré la défaite et continuer à croire en ce groupe, ajoute le Lyonnais. La blessure d'Alexander Frei n'arrange bien évidemment pas les choses, mais d'autres sont là pour le remplacer et pour marquer des buts.»

Obligé de rester au repos pour six à sept semaines, le capitaine de l'équipe de Suisse va se soigner à Feusisberg, car il a émis le vœu de rester auprès de ses coéquipiers.

«Alex est un leader et je suis content qu'il ait décidé de rester parmi nous car, même blessé, il reste important dans le groupe. Son club de Dortmund est d'accord avec cette décision et c'est bien ainsi», conclut Köbi Kuhn.

Ce dernier doit désormais trouver la formule gagnante pour s'imposer contre la Turquie et, surtout, l'homme qui prendra la place d'Alexander Frei. Selon toute vraisemblance, il devrait s'agir d'Eren Derdiyok.

Plus jeune joueur de l'équipe de Suisse et du tournoi, le Bâlois fêtera son vingtième anniversaire au lendemain de la rencontre contre le pays qui a vu grandir ses parents. Une belle histoire en perspective?

swissinfo, Mathias Froidevaux à Feusisberg

La Suisse et ses blessés

Blessé à la fin de la première mi-temps du match d'ouverture contre la République tchèque, Alexander Frei souffre d'une déchirure partielle des ligaments internes du genou gauche.

Sorti en larmes du terrain samedi à Bâle, le capitaine de l'équipe a déjà terminé son Eurofoot. Cette blessure devrait à nouveau le tenir éloigné pour près six semaines.

En raison d'une opération à la hanche en mai 2007 et de deux déchirures musculaires à la fin de l'été 2007, il n'a pu jouer ni pour son club de Dortmund, ni pour l'équipe nationale suisse jusqu'au début 2008.

Autres victimes du match d'ouverture, Marco Streller souffre de réminiscences d'une pubalgie et Valon Behrami se plaint d'une contracture à la cuisse.

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