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Les supporters ont toujours foi en leur équipe

Quelque 12'000 supporters suisses auraient fait le voyage du Portugal.

(Keystone)

Sous le soleil portugais, les Suisses se découvrent plus patriotes que jamais. Le match nul (0-0) contre la Croatie n'a pas ébranlé leur foi.

Des milliers de supporters, qui se sont déplacés au Portugal pour l’Eurofoot, veulent encore croire que leur équipe nationale accèdera aux quarts de finale.

Qui a dit que les Suisses étaient des gens froids et distants n’ayant aucun sens de la patrie et de la fête? Au Portugal, les milliers de supporters de l’équipe de Suisse mettent à mal l’image d’Epinal qui colle, bien souvent, à la peau des Helvètes.

Ils chantent, dansent et crient leur soutien à leurs favoris en portant haut les couleurs nationales. Certains s’étaient déjà rendus en Angleterre en 1996, pour les autres, c’est une première, mais tous allient vacances et plaisir.

Ainsi, Vovo le Neuchâtelois, Florian le Lausannois, Markus le Bernois, Gilles le Fribourgeois, Barbara la Bâloise ou encore Theo et Marco les Tessinois sont du voyage et participent aux réjouissances.

«C’est incroyable, souligne Florian, l’ambiance est chaleureuse. Les gens ‘se lâchent’, peut-être d’autant plus qu’ils ne se sentent pas trop observés. Mais nous montrerons en 2008 qu’il est aussi possible de faire la fête la Suisse.»

Peu importe le match nul contre la Croatie

Peu importe le statut d’outsider de leur équipe ou le premier match nul contre la Croatie. Tous veulent croire que, cette année, la Suisse accèdera aux quarts de finale.

Et même, qui sait, à la finale, si l’en croit ce «männerchor» tout de rouge et de blanc vêtu qui entonne en chœur «Schwiz alé hoho…Finale hohohoho» au sortir du stade de Leiria.

Le supporter suisse moyen est un homme de 20 à 35 ans accompagné de ses amis. Mais plusieurs femmes sont également de la partie.

«Nous sommes parties en car de Genève, explique Barbara la Bâloise. Nous avons mis plus de 24 heures pour arriver au Portugal mais le voyage a été très riche en rencontres.»

Certains, plus chanceux ou plus fortunés, ont trouvé des billets d’avion. D’autres encore sont venus en train ou en voiture.

Impossible cependant de les distinguer une fois «relookés» avec une perruque rouge ou des cornes de diable vissées sur la tête et enroulés dans un drapeau.

Football et culture

Officiellement, l’Association suisse de football (ASF) n’a distribué que 6500 billets pour les matches. Mais, au final, une douzaine de milliers d’Helvètes sont présent sur sol portugais.

Ces derniers sont passés directement par l’UEFA, des agences de voyage ou par des amis capables de leurs trouver des billets sur place et susceptibles de les héberger.

«Nous sommes accueillis par un ami portugais qui vit à quelques centaines de mètres du stade de Coimbra. Et, grâce à lui, nous découvrons les us et coutumes du pays», explique ainsi Gilles, étudiant fribourgeois de Morat.

Entre les matches et la fiesta, il reste effectivement du temps pour se promener un peu et découvrir le pays. Mais toujours avec le maillot rouge à croix blanche sur les épaules.

«Nous en avons cinq dans chaque valise», lance fièrement Markus.

La chair de poule

Du côté de l’équipe de Suisse, la présence et le soutien des supporters sont appréciés à leur juste valeur.

«Nous sommes vraiment fiers de nos supporters et j’espère qu’ils sont également fiers de nous», confiait le milieu de terrain valaisan Raphaël Wicky après le match contre la Croatie.

«En tous cas, jouer devant ces tribunes pleines de supporters suisses, c’est vraiment quelque chose de magnifique!... Et, lorsque j’apprends que 1,8 million de Suisses ont suivi la rencontre à la télévision, poursuit Michel Pont, j’en ai la chaire de poule.»

Pour l’entraîneur assistant de l’équipe de Suisse, «le fait de savoir que tout ce monde est derrière nous est une incroyable source de motivation».

«Dimanche à Leiria, conclut-il, les milliers de supporters ont été formidables. Au niveau du cœur, nous n’avons rien à envier à qui que ce soit.»

swissinfo, Mathias Froidevaux et Doris Lucini à Rio Maior

En bref

- Les supporters suisses sont arrivés au Portugal en avion, en train, en car ou en voiture. Tous n’ont pas réservé d’hôtel.

- 6500 d’entre eux ont obtenu leurs billets auprès de l’Association suisse de football.

- Les autres ont passé directement par l’UEFA, des agences de voyage ou des amis habitant au Portugal.

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