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Lutte contre la corruption: la Suisse a choisi son camp

Ruth Metzler représentait la Suisse à La Haye.

(Keystone Archive)

La Suisse se distancie des Américains et se range du côté de l'Union européenne. Autrement dit, elle soutient la création d'une Convention des Nations Unies sur la corruption. Un objectif ambitieux auquel la Conseillère fédérale Ruth Metzler a rendu hommage jeudi à La Haye, aux Pays-Bas.

Pendant quatre jours, sous l'égide de l'ONU, un millier d'experts se sont activement penchés sur les moyens de lutter contre la corruption. Et une centaine de ministres les ont rejoint jeudi pour exposer leurs propres points de vue. Avant d'adopter une déclaration finale qui doit servir de base à la rédaction d'une Convention internationale.

Pour la ministre suisse de la justice Ruth Metzler, la corruption doit être combattue par des moyens répressifs, mais également préventifs. Et la conseillère fédérale d'ajouter: «il faut garantir l'indépendance, la transparence et le contrôle des activités étatiques. Et la presse doit jouer un rôle déterminant dans ce combat.»

Ce point a d'ailleurs fait l'objet de débats houleux à huis clos. «Le projet de déclaration finale comportait une mention très claire sur la liberté de la presse, souligne-t-on de source diplomatique. Or elle a été supprimée à la demande de la Chine.»

Les Etats-Unis - qui avaient accueilli en 1999 la première conférence sur la corruption - veulent éviter d'être liés d'une manière ou d'une autre à des conventions internationales. En clair, le nouveau président Bush est un adepte du «soft law», avec un minimum de contraintes.

C'est, d'ailleurs, dans ce même esprit que les Etats-Unis s'opposent à l'application des accords de Kyoto sur le climat et à la création d'une Cour pénale internationale.

Alain Franco, La Haye

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