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La Lune, Mars et au-delà

Il y a 50 ans, les deux premiers hommes posaient le pied sur la Lune. Dix autres les ont suivis, puis plus personne. Question de volonté politique, et de budget. Mais le retour semble proche.

Ce contenu a été publié le 20 juillet 2019 - 14:14

«Les financements publics, surtout dans un pays comme les Etats-Unis, c’est un peu comme les mouvements de la bourse, ça va et ça vient» faisait remarquer Al Worden, présent à Zurich le mois dernier avec une brochette d’astronautes pour le festival Starmus. Pour le pilote du module de commande d’Apollo 15, il ne faut pas chercher plus loin la raison de l’absence d’un retour sur la Lune ou d’un voyage habité vers Mars à ce jour.

«A la fin des année 60, le programme spatial américain absorbait 4% du budget fédéral. Aujourd’hui, nous sommes à 0,01%. Le public et les politiques se sont enthousiasmés très fort pour la course à la Lune - surtout que nous la menions contre les Soviétiques -, puis l’intérêt est retombé».

Donald Trump semble décidé à rendre à l’Amérique sa grandeur dans l’espace également. Mais c’est le Congrès qui tient les cordons de la bourse. Technologiquement, les solutions sont là, fournies en grande partie par des entreprises privées – comme cela a toujours été le cas. Le couple OrionLien externe-AltairLien externe, développé sous l’égide de la NASA, ressemble furieusement au couple Apollo-LEM en plus gros et plus perfectionné. C’est que pour l’instant, la formule imaginée dans les années 60, avec un vaisseau qui reste en orbite pendant que l’autre descend sur la Lune et en repart en se scindant en deux, utilisant sa partie basse comme plateforme de lancement, est la seule possible.

Pour Mars, les choses sont encore plus compliquées et il est probable que la plus grande expédition de l’histoire de l’humanité se fera au prix d’un effort de l’humanité entière. Au vu de l’investissement colossal, on voit mal un seul pays aller planter son drapeau sur la planète rouge.

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