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Neuchâtel Xamax fou d’Alain Afflelou

Ces maillots ont été portés la première fois lors du match contre Auxerre, en coupe de l'UEFA, le 24 septembre.

(Keystone)

Le club de football suisse et le fabricant français de lunettes ont signé fin septembre un contrat de sponsoring de trois ans à concurrence de 450’000 francs suisses minimum par saison.

Après des années de disette financière, Xamax retrouve le sourire.

La comptabilité du FC Neuchâtel Xamax n’affiche pas les mêmes chiffres que celle du richissime FC Bâle. Mais le club neuchâtelois vient de réaliser un très bon «coup» en s’attirant les faveurs du lunetier français Alain Afflelou.

A l’instar de beaucoup d’autres clubs de l’élite du football suisse (faillite de Lugano et de Lausanne, relégation de Sion, réduction de budget de GC et Servette, vente forcée de joueur à Saint-Gall, etc.), Neuchâtel Xamax traînait encore une dette de 700’000 francs suisses en juin de cette année.

Quelques mois et une augmentation de son capital-actions plus tard, les membres du conseil d’administration des rouges et noirs ont retrouvé le sourire.

La perspective avérée d’un nouveau stade de 12’5000 places contigu à un centre commercial et immobilier – le tout entièrement payé par des investisseurs privés – et l’apport de 450'000 francs minimum par saison (soit 10% du budget annuel actuel) durant trois ans d’Alain Afflelou n’y sont pas étranger.

Si la construction du nouveau stade était acquise depuis un certain temps, le soutien financier d’Alain Afflelou n’a été officialisé que le 24 septembre, juste avant le match de Coupe d’Europe que Xamax disputait à Auxerre.

Rien à voir avec Bonora!

Bien connu dans le monde du football français pour avoir sponsorisé plusieurs clubs au milieu des années 80 (AS Monaco, l’Olympique de Marseille et le Paris Saint-Germain) avant de devenir le président des Girondins de Bordeaux. Le fabricant de lunettes est une référence dans le milieu du ballon rond.

Il ne ressemble en effet en rien à l’obscur homme d’affaires italien Gian Paolo Bonora avec qui Neuchâtel Xamax avait mené de longues négociations au début de l’année 2001. Avant de renoncer faute de garanties suffisantes.

«La venue d’un grand nom comme celui d’Alain Afflelou est une bénédiction et une marque de confiance pour Neuchâtel Xamax», se réjouit Freddy Rumo.

«Ce contrat s’inscrit dans le secteur publicité marchandisage qui est l’un des vecteurs de ressources du club, poursuit le président du conseil d’administration de NE Xamax S.A. Tout porte désormais à croire que dans les années à venir, nous pourrons régulièrement augmenter notre budget.»

Encore plus haut

Gilbert Facchinetti, président central de Neuchâtel Xamax depuis 25 ans et actif dans le club de la Maladière depuis près de quarante ans, considère que l’arrivée du lunetier français – qui suit l’entrée dans l’actionnariat d’autres investisseurs français - participe au renouveau de son club.

«Nous recherchions une assise financière et nous l’avons enfin trouvée, explique-t-il. Cela va permettre au club de renouer avec ses exploits passés, voire d’aller encore plus loin. Un vent d’optimisme souffle à nouveau à Neuchâtel.»

Contrairement aux règnes controversés de Waldemar Kita à Lausanne et Canal+ et Michel Coencas à Servette, la venue d’Alain Afflelou – qui n’a pas voulu commenter sa décision - sur le marché romand ne se fait qu’au titre de sponsor pur.

«Il ne désire pas prendre de responsabilités au niveau de la direction ou de la gestion du club. Cela ne fait aucun doute, confirme d’ailleurs avec véhémence Gilbert Facchinetti. Notre contre-partie est uniquement de lui servir de vecteur publicitaire.»

Seul l’avenir dira si cette association sera bénéfique aux deux parties. Mais, selon Freddy Rumo, cette forme de partenariat avec des acteurs industriels français est de toute façon inévitable.

«En fonction de la libre circulation des personnes et des différentes synergies désormais existantes avec la France, un rapprochement avec ce voisin si proche de notre culture est devenu inévitable. Nous prenons simplement un peu d’avance», conclut Freddy Rumo.

swissinfo, Mathias Froidevaux

Faits

Le club de football suisse de Neuchâtel Xamax a signé un contrat de sponsoring de trois ans avec le fabricant français de lunettes, Alain Afflelou.
La nouvelle a été officialisée fin septembre peu avant le match de Coupe d’Europe qui opposait Xamax à Auxerre en terres bourguignonnes.
Alain Afflelou versera 450’000 francs suisses minimum par saison durant trois ans.
Pour cette saison, le budget de Neuchâtel Xamax se monte à 4,5 millions de francs.

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En bref

- Deux ans et demi après avoir perdu son sponsor principal (Fotolabo), Neuchâtel Xamax a retrouvé un sponsor principal avec le lunetier français.

- En délicatesse avec ses finances depuis plusieurs années, Neuchâtel Xamax a réussi - sous l’impulsion de l’avocat Freddy Rumo – grâce à sa transformation en S.A., à assurer sa survie parmi l’élite du football suisse.

- Au début de l’année 2001, des tractations avancées avec l’homme d’affaires italien Gian Paolo Bonora s’étaient terminées en queue de poisson.

- De 1986 à 1989 Alain Afflelou avait successivement sponsorisé trois grands clubs français: l’AS Monaco, l’Olympique de Marseille et le Paris Saint-Germain.

- Au début des années 90, il a repris le club des Girondins de Bordeaux. En 1996, le club a joué la finale de la Coupe UEFA avec dans ses rangs Zidane, Dugarry et Lizarazu notamment. Bordeaux est passé aux mains de la chaîne de télévision M6 en 1999.

- Pour la saison 2001-2001, Alain Afflelou est à nouveau devenu sponsor de plusieurs clubs de football français: Caen, Cannes, Créteil, Lorient, Sedan et Strasbourg.

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