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Nouveaux déboires pour Roche au Brésil

Au Brésil, 130'000 personnes sont porteuses du virus du sida.

(Keystone)

La multinationale helvétique risque de ne pas pouvoir commercialiser un nouveau médicament pour le traitement du sida sur le plus grand marché latino-américain.

Une déconvenue de plus pour Roche au Brésil, où le géant bâlois vient d’accuser ses premières pertes depuis dix ans.

Douche froide pour Roche, à la veille du lancement du Valcyte au Brésil: l’Agence nationale de santé publique (Anvisa) n’a pas donné son accord pour enregistrer officiellement le médicament dans le pays. Sans expliquer publiquement les motifs de ce refus.

Roche semble néanmoins bien décidée à aller de l’avant. L’entreprise a déjà déposé un recours, et va tenter dans le même temps de faire breveter le Valcyte, par l’intermédiaire de l’Institut national de la propriété intellectuelle, même sans l’accord de l’Anvisa. Une stratégie risquée.

Dans une interview accordée au quotidien économique Valor, de São Paulo, le président de la filiale brésilienne de Roche, ne cache pas son agacement. «Il ne manquait plus que ça pour tuer l’industrie pharmaceutique multinationale!», fulmine Ernest Egli.

En 2003, Roche a déjà enregistré une chute de ses ventes au Brésil de l’ordre de 8% en monnaie locale. Ce qui se traduit par une perte de deux millions de dollars.

Et le contexte reste particulièrement difficile. Le gouvernement maintient un contrôle des prix sur les médicaments, alors que le coût des matières premières importées augmente.

Déjà disponible aux Etats-Unis et en Europe, le Valcyte entre dans le traitement de certaines maladies opportunistes liées au sida. L’an dernier, le montant de ses ventes dans le monde s’élevait ainsi à 200 millions de dollars.

Par le passé, Roche a déjà entretenu des relations tendues avec le gouvernement brésilien, qui avait menacé il y a trois ans de casser le brevet d’un de ses médicaments contre le sida, au cours d’une négociation particulièrement dure.

Finalement, Roche avait accepté de baisser le prix du Nelfinavir de 73% pour que le Brésil le maintienne dans son programme de prise en charge gratuite de 130'000 malades atteints du virus du sida.

swissinfo, Thierry Ogier, São Paulo


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