Nouveaux remous à l'UDC genevoise

L'UDC suisse attend des explications de la section genevoise et notamment de Pierre Schifferli, son vice-président. Keystone

La section genevoise de l'UDC écarte son secrétaire général. Christian Berdoz vient d'être remplacé. Son prédécesseur, Pascal Junod, soupçonné de sympathies avec l'extrême droite, lui, continue apparemment de fréquenter le parti.

Ce contenu a été publié le 10 septembre 2000 - 13:43

«Nous avons été informés la semaine dernière que le secrétaire Christian Berdoz avait été remplacé», a déclaré le secrétaire général de l'UDC suisse, Jean-Blaise Defago, confirmant une information de «dimanche.ch». Un successeur lui a déjà été trouvé. Il s'agit de Guido Keel.

Selon «dimanche.ch», Christian Berdoz a été jugé trop «modéré». Il aurait notamment demandé qu'on écarte définitivement Pascal Junod. «Nous voulons éclaircir la situation au plus vite», a commenté Jean-Blaise Defago. Les Genevois seront appelés à s'expliquer sur ce changement soudain lors du prochain comité directeur du parti suisse, le 27 septembre. Pour l'instant, ils restent muets.

La section genevoise devra aussi dire si l'avocat très controversé Pascal Junod continue de suivre les séances de comité, a ajouté le secrétaire général de l'UDC suisse. Le parti national a en effet reçu des informations allant dans ce sens.

Accusé d'avoir des liens avec une organisation extrémiste allemande, Pacal Junod avait annoncé en décembre dernier avoir «momentanément démissionné». Cette décision avait éloigné la menace d'une exclusion de la section genevoise du parti suisse.

Le 27 septembre, on évoquera aussi un autre épisode douteux: le bras levé de Pierre Schifferli. Lors de l'assemblée des délégués du parti suisse le 18 août à Genève, le vice-président genevois avait fait un geste fascisant à l'adresse des manifestants qui contestaient la réunion de l'UDC.

Ce geste, immortalisé par les caméras, a été jugé «inadmissible» par Ueli Maurer. Le président de l'UDC suisse l'a fait savoir au parti genevois dans une lettre au ton très sec, a confirmé Jean-Blaise Defago. Qui ne cache pas son irritation. «Nous avions fait confiance à la nouvelle direction genevoise. Nous l'avons prouvé en organisant notre assemblée à Genève et en lui offrant un siège au comité directeur suisse».

swissinfo avec les agences

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