Novartis marque un point décisif aux Etats-Unis

Un médicament en principe sans danger, à condition de se conformer aux instructions du médecin. Keystone Archive

Victoire pour Novartis Pharmaceuticals devant les tribunaux américains: une plainte collective contre le médicament Ritalin a été jugée non recevable par un magistrat de San Diego. Les plaignants ont jusqu'au 16 avril pour revenir à la charge. Mais leur dossier semble bien compromis.

Ce contenu a été publié le 14 mars 2001 - 20:09

Ritalin est un traitement contre l'hyperactivité et les troubles de l'attention. Et la plainte collective faisait valoir que Novartis avait manigancé avec l'Association Américaine de Psychiatrie de manière à promouvoir le diagnostic des désordres d'hyperactivité et d'attention chez l'enfant. But de cette opération : susciter et développer le recours à Ritalin.

C'est la deuxième fois que les plaignants intentent une action contre la filiale américaine du groupe pharmaceutique suisse. Mais le juge américain, saisi à San Diego, a considéré que les accusations portées contre Novartis étaient trop vagues.

De son coté, Dorothy Watson, le directeur juridique de Novartis aux Etats-Unis, qualifie de «ridicules» les allégations contenues dans cette dernière plainte. Elle se dit confiante de voir échouer d'autres actions en justice de ce genre.

Cependant, de nouvelles accusations sont déjà formulées contre Ritalin dans la presse américaine. Celle-ci rapporte que de plus en plus d'enfants utilisent le médicament comme une drogue euphorisante, en écrasant les comprimés, puis en reniflant la poudre ou en se l'injectant dans les veines.

La DEA, l'agence américaine de lutte contre les narcotiques, a d'ailleurs placé Ritalin sur sa liste de «médicaments préoccupants». Mais la porte-parole de Novartis, Gina Moran, souligne que la compagnie ne peut pas être tenue responsable des usages ultérieurs qui sont faits de Ritalin.

«Ce que dit la DEA, c'est que Ritalin est un produit dont la valeur médicale est reconnue, mais que, s'il en est fait un usage abusif, il peut susciter une accoutumance», déclare ainsi Madame Moran.

La porte-parole de Novartis ajoute que la FDA, une autre agence américaine chargée cette fois de réglementer les médicaments, a approuvé Ritalin il y a plus de quarante ans. Et que pendant tout ce temps, le potentiel d'accoutumance de Ritalin n'a jamais été prouvé lorsque le produit est administré comme prévu dans l'ordonnance du médecin.

Marie-Christine Bonzom, Washington

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