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Novartis sera-t-il le chevalier blanc d'Aventis?

Le siège d'Aventis, près de Francfort.

(Keystone)

Le groupe pharmaceutique bâlois examine «la faisabilité d’un rapprochement» avec son homologue franco-allemand Aventis. Aucune décision n’a été prise pour l’instant.

Aventis fait actuellement l’objet d’une offre publique d’achat hostile de la part du groupe français Sanofi-Synthelabo.

Novartis pourrait bien être le «chevalier blanc» susceptible de sortir le groupe pharmaceutique Aventis des griffes de son rival, le français Sanofi-Synthelabo.

Le 26 janvier, ce dernier a en effet lancé une offre publique d’achat (OPA) sur Aventis d’un montant de 75 milliards de francs. De son côté, Aventis estime que cette offre est manifestement sous-évaluée et qu’elle présente «des risques significatifs».

Plusieurs plaintes susceptibles de faire capoter l’opération ont donc été déposées et les conclusions de la justice sont attendues pour la fin du mois de mars. Néanmoins, cette OPA hostile a eu le mérite de faire réfléchir le monde de la pharma sur de nouvelles possibilités de coopération ou d’alliances.

Au point que vendredi, le groupe bâlois a été contraint de répondre à une demande de confirmation émanant de l’Autorité française des marchés financiers (AMF).

Pesée d’intérêts



«Novartis confirme examiner la faisabilité d’un rapprochement avec Aventis», explique le communiqué du géant bâlois. Voilà qui vient confirmer des rumeurs qui circulent depuis plusieurs semaines.

«Nous sommes en train d’analyser les conséquences d’un combinaison de Novartis avec Sanofi et aussi avec Aventis», déclarait déjà dimanche le patron de Novartis, Daniel Vasella, dans les colonnes de la NZZ am Sonntag.

De son côté, Jean-François Dehecq, patron de Sanofi-Synthélabo n’excluait pas de revoir à la hausse son offre sur Aventis.

En effet, dès l’annonce de l’OPA hostile, l’hypothèse de l’arrivée d’«un chevalier blanc» incarné par Novartis, l’américain Pfizer ou le britannique GlaxoSmithKline (GSK) était articulée dans les milieux autorisés.

Jusqu’à présent, un rapprochement entre Novartis et Roche, dont la première détient déjà près de 30% du capital, était l’option qui semblait la plus probable sans pour autant qu’un calendrier soit véritablement arrêté.

«Sur le point de signer»

Novartis a beau affirmer qu’aucune décision définitive n’a été prise pour l’instant, la communauté financière reste dubitative.

«Novartis est sur le point de signer avec Aventis», estime Thomas Veillet, de la société d´investissements DynaCapital. Pour les analystes de la banque cantonale d´Argovie, le communiqué de Novartis signifie «oui, nous voulons acheter la société».

Un rapprochement entre Aventis et Novartis donnerait naissance au numéro deux mondial du médicament, souligne Oliver Kaemmerer, de Kepler Equities. Il estime à 3,2 milliards d´euros les économies potentielles en 2006, soit deux fois celles envisagées par Sanofi.

swissinfo, Jean-Didier Revoin

En bref

- Novartis examine les conséquences d’une collaboration accrue avec le groupe pharmaceutique Aventis.

- Aventis est l’objet d’une offre publique d’achat inamicale émanant de son rival Sanofi-Synthélabo depuis le 26 janvier dernier.

- L’offre initiale s’élève à 75 milliards de francs mais Sanofi-Synthélabo n’exclut pas de la relever en cas de besoin.

- Une fusion entre Novartis et Aventis donnerait naissance au numéro deux mondial du médicament.

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