Peter Hess rompt avec l'industrie du tabac

Peter Hess entend, par cette démarche, réaffirmer son soutien à la lutte contre la contrebande de tabac et le blanchiment d'argent sale. Keystone Archive

Le président du Conseil national a décidé de quitter, avec effet immédiat, les conseils d'administration de Mabritab et surtout de British American Tobacco. BAT qui est soupçonné de participer à la contrebande de cigarettes.

Ce contenu a été publié le 12 février 2001 - 15:43

Par cette démarche, Peter Hess entend réaffirmer clairement son soutien à la lutte contre la contrebande de tabac et le blanchiment d'argent sale, indiquent lundi les services du Parlement. Et de rappeler que le conseiller national démocrate-chrétien zougois avait déjà demandé en janvier un renforcement de la législation douanière suisse.

Cette décision intervient au lendemain d'un article publié dans les colonnes du Sonntagsblick. Un article dans lequel le journal dominical nous révèle les liens qui existaient entre l'actuel président du Conseil national et BAT.

Or, le groupe British American Tobacco est soupçonné d'avoir entretenu des relations commerciales avec un grand patron de la mafia monténégrine. Un trafiquant impliqué dans la contrebande de cigarettes, mais aussi d'armes et de drogue.

Peter Hess est aujourd'hui vivement critiqué par la presse. Mais également par ses collègues de parti qui lui reprochent d'avoir caché sa participation à des conseils d'administration tels que Mabritab et BAT.

Selon la loi, chaque député doit en effet rendre publiques ses fonctions dans les organes de direction et de surveillance d'entreprises, de corporations, d'établissements ou de fondations suisses ou étrangères, de droit public ou privé.

Pour sa défense, Peter Hess rétorque qu'il n'a déclaré au registre que les mandats qui ont «un certain poids».

swissinfo avec les agences

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