Plus de poids politique pour les grandes villes suisses

Le chantier Westside à Berne: la ville déborde sur la campagne. Keystone

Les grandes villes du pays se réunissent en une communauté de travail, baptisée «Position des villes suisses».

Ce contenu a été publié le 21 mars 2007 - 13:12

Elles entendent ainsi prendre une part plus active au développement territorial et renforcer le poids politique des entités qu'elles représentent.

Sous l'égide de l'Association suisse pour l'aménagement national (ASPAN), les douze plus grandes villes du pays ont présenté mercredi à Berne une plateforme de revendications communes.

Les villes demandent que soit mieux prise en considération l'importante contribution qu'elles apportent au développement du pays. Leur rôle y est central, comme le souligne l'ASPAN.

Selon elle, il est notamment dans l'intérêt de toute la Suisse de reconnaître l'importance internationale des trois zones métropolitaines que sont Bâle, Genève et Zurich.

Ces thèses, exposées dans le document élaboré par la nouvelle communauté de travail, seront présentées aux députés afin de les rendre attentifs à la révision de la loi sur l'aménagement du territoire que demandent les villes.

Pas de politique urbaine

Selon leurs représentants, la Suisse manque d'une véritable politique urbaine nationale. Et ceci pour au moins deux raisons:

Premièrement, l'aménagement du territoire reste encore en grande partie l'affaire des cantons. Et deuxièmement, la notion même de ville n'est pas clairement définie.

Une agglomération s'étend en effet le plus souvent sur le territoire de plusieurs communes, et le centre peut entrer en concurrence avec la périphérie.

Le poids économique, social et culturel des villes est sans commune mesure avec leur poids politique. Et les autorités n'ont pas encore suffisamment pris conscience du fait que d'un point de vue spatial et fonctionnel, villes et campagnes tendent de plus en plus à se confondre, avec l'emprise croissante des premières sur les secondes.

Or, la planification du développement des régions urbaines et périurbaines est souvent rendue difficile par l'existence des frontières communales et cantonales.

C'est pour toutes ces raisons que les villes demandent une adaptation d'une législation qui selon elles n'est plus adaptée à la situation actuelle.

swissinfo et les agences

En bref

Les villes ont un rôle central à jouer pour l'avenir de la Suisse, tant en termes de développement économique que d'innovation politique. Mais elles se heurtent aux structures encore souvent rurales du pays et se voient freinées par certaines lourdeurs découlant du fédéralisme.

Elles entendent donc renforcer leurs positions face aux instances fédérales et cantonales, notamment en matière de d'aménagement du territoire. C'est dans ce but que les villes de Bâle, Berne, Bienne, Coire, Genève, Lausanne, Lucerne, Lugano, Soleure, St-Gall, Winterthour et Zurich ont créé la communauté de travail «Position des villes suisses».

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