Plus de Suisses dans la recherche européenne

Charles Kleiber (à gauche) et le directeur d'Euresearch, Olivier Kuettel (à droite) discutent avec Jean-Daniel Carrard, de Electronic SA. swissinfo.ch

Faciliter la participation des entreprises et des universités dans les programmes de recherche de l'Union européenne. Tel est le but du réseau Euresearch qui vient d'ouvrir son bureau national à Berne.

Ce contenu a été publié le 04 juillet 2001 - 18:59

Euresearch fait partie du Réseau suisse pour l'innovation. Une Fondation dans laquelle sont représentés l'ensemble des universités, des instituts de recherches et de l'économie privée. Son rôle consiste à faciliter la transformation des résultats de la recherche scientifique en produits commercialisables.

Car, comme l'a rappelé le secrétaire d'Etat à la science et à la recherche, Charles Kleiber, la prospérité de la Suisse dépendra de plus en plus de sa capacité à transférer son savoir scientifique dans ses entreprises.

Une conviction répétée à maintes reprises par Pascal Couchepin pour qui l'avenir de l'économie suisse réside justement dans son aptitude à créer des produits à haute valeur ajoutée.

Pour y arriver, la participation aux programmes de recherche lancés par Bruxelles est essentielle. Cette participation permet en effet d'élargir les réseaux des scientifiques suisses et améliore le niveau de leurs recherches.

Dans le cadre de cette collaboration internationale, les chercheurs suisses profitent du soutien financier de l'Union européenne. Des fonds également alimentés par la Suisse.

Berne a ainsi investi 160 millions de francs dans le 5ème programme cadre de l'UE, qui court jusqu'en 2002.

«Au début des années 90, cette participation n'était que de 10 millions de francs», souligne Lino de Faveri, responsable des programmes internationaux de recherche à l'Office fédéral de l'éducation et de la science.

Citant une étude à paraître, Lino de Faveri précise également que le nombre de participations suisses aux programmes de recherche européens a décuplé ces dix dernières années.

Reste que cet engagement croissant de la Suisse dans la recherche européenne sera grandement facilité par la ratification des accords bilatéraux avec Bruxelles.

Olivier Küttel, directeur d'Euresearch a d'ailleurs pronostiqué que le retard pris par cette ratification pourrait, à la longue, causer de gros problèmes pour la participation helvétique au nouveau programme-cadre de recherche européenne.

Frédéric Burnand

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