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L’initiative «No Billag» a du plomb dans l’aile

Les débats publics sur l'initiative No Billag attirent le public, comme ici à Lucerne. Keystone

Selon le premier sondage de l’institut de recherche gfs.bern, l’initiative «No Billag» devrait s’échouer sur l’écueil des votations fédérales du 4 mars. L’opinion des citoyens semble déjà largement faite sur ce projet qui propose de supprimer la redevance permettant de financer le service audio-visuel public.

Ce contenu a été publié le 26 janvier 2018 - 06:00
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Réalisé pour le compte de la Société suisse de radiodiffusion et télévision (SSR) – dont fait partie swissinfo.ch – le sondage de l’Institut gfs.bern indique que l’initiative «No Billag» est refusée par 60% des personnes interrogées, et acceptée par 38%.

A plus d’un mois du scrutin, la part des indécis est particulièrement faible, avec 2%. De plus, 74% des intentions de vote exprimées sont fermes. La formation de l’opinion est par conséquent déjà fortement avancée, ce qui «limite les probabilités d’un revirement d’opinion ces prochaines semaines», relèvent les sondeurs.

Fossé politique et générationnel 

Ce premier sondage permet de livrer une sorte de portrait-robot des opposants et des partisans de l’initiative. Le premier grand clivage est l’orientation politique. 

Le sondage

Pour ce premier sondage, l’institut gfs.bernLien externe a interrogé un panel représentatif de 1201 citoyens. Les interviews ont été réalisées par téléphone entre le 8 et le 18 janvier.

Le sondage est réalisé sur mandat de la Société suisse de radiodiffusion SSR SRG, dont fait partie swissinfo.ch. 

La marge d’erreur est de +/- 2,9 points.

Pour des raisons liées à la protection des données, les enquêteurs n’ont pas accès aux coordonnées des Suisses établis à l’étranger.

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Il apparaît que le soutien à l’initiative augmente au fur et à mesure que l’on glisse vers la droite de l’échiquier politique. Les sympathisants verts et socialistes rejettent le texte à respectivement 88% et 79%. Au centre-droit, le refus reste majoritaire avec 73% au Parti démocrate-chrétien et 68% au Parti libéral-radical. En fait, parmi les formations politiques d’importance, seuls les sympathisants de l’Union démocratique du centre (UDC / droite conservatrice) sont majoritairement favorables à l’initiative (66%). 

Le fossé n’est pas seulement politique, mais également générationnel. Les jeunes électeurs de 18 à 30 ans, que les sondeurs qualifient de «génération Netflix», représentent la seule classe d’âge favorable à l’initiative (51%). 

Il n’existe en revanche pas de clivage linguistique profond. L’initiative est rejetée dans toutes les régions du pays. On remarque néanmoins que le refus est plus marqué dans les régions latines (67% en Suisse romande et 65% en Suisse italienne) que dans la partie germanophone de pays (57%). 

Le principal argument des partisans de l’initiative consiste à affirmer que la SSR est devenue trop grande et qu’elle doit faire des économies. Parmi les adversaires, c’est l’idée qu’une suppression de la redevance provoquerait une baisse drastique de l’offre médiatique qui fait le plus mouche. 

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On continuera de payer des impôts  

Le sondage montre que le nouveau régime financier 2021, également soumis au peuple le 4 mars, devrait facilement passer la rampe. Il est accepté par 69% des sondés, refusé par 16%, alors que 15% sont encore indécis. 

Ce nouveau régime octroie à la Confédération le droit de percevoir des impôts pour 15 années supplémentaires. Il n’est combattu par aucun parti et devrait logiquement facilement être approuvé. Les Suisses semblent bien décidés à continuer à payer des impôts.

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