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Premiers effets des restructurations chez Swiss

La compagnie helvétique a transporté un million de passagers en moins.

(Keystone Archive)

Le coefficient d'occupation des avions de la compagnie est en hausse. Il affiche un taux de 72,4%, en croissance de 1,7 points.

Les premiers effets de l’adaptation de la flotte de Swiss aux besoins du marché sont là. Même s’ils sont accompagnés d’une chute du nombre de passagers.

Swiss a transporté l’an dernier quelque 10,66 millions de passagers. C’est un million de moins que l’année précédente (ou 8,1%). Une régression qui n’a rien d’étonnant.

Après deux premières réductions de voilure, la compagnie aérienne helvétique avait en effet encore supprimé 25 destinations sur 96 sur son horaire d’hiver. Et 3700 emplois sur 10'000.

Reste que le transporteur a mieux rempli ses 79 avions en 2003 qu’en 2002.

Sur les lignes intercontinentales, le taux d’occupation des appareils à croix blanche a certes décru en 2003. Il est passé de 80,3% à 78%.

Mais sur les destinations européennes, le remplissage a progressé de 59,6% (56,9% en 2002), malgré la guérilla menée par les compagnies low cost.

Un trimestre faste

Le quatrième trimestre de 2003 s’est avéré particulièrement faste pour Swiss. Si le nombre de passagers est resté en retrait par rapport à 2002 (2,4 contre 2,92 millions), son taux global de remplissage est passé à 75%. Une progression de 4,2%.

La compagnie parle d’une évolution «encourageante». Elle y voit la conséquence de son nouveau concept commercial low cost lancé sur l’Europe («Swiss in Europe»), et de l'adaptation de sa flotte aux besoins du marché.

Mais Frédéric Plassel, spécialiste du transport aérien au journal économique Cash, tempère cet enthousiasme.

La réduction de la flotte de Swiss induit immanquablement une hausse de son coefficient d’occupation. Et ce chiffre exclut les passagers transportés mais porteurs de billets d’autres compagnies.

Pour le spécialiste, les marges financières de la compagnie (publiées en mars prochain) seraient plus significatives pour juger de son avenir.

En quête de liquidités

Toujours selon Frédéric Plassel, les liquidités de la compagnie auraient encore maigri, atteignant 480 millions de francs à fin novembre.

En mal de cash, Swiss voit donc s’approcher le moment où elle ne pourra plus faire face à ses frais courants.

Deux lignes de crédits sont en discussion actuellement, indique Frédéric Plassel à swissinfo. L’une en Suisse, l’autre en Grande-Bretagne. Mais rien n’est joué.

René Lüchinger émet lui aussi des doutes. «Il est difficile de dire si la stratégie de Swiss fonctionne, estime le rédacteur en chef du magazine Bilanz. Elle se vend comme une compagnie low cost en Europe et de haut standing ailleurs. Ce qui est difficile».

«La compagnie a toujours deux problèmes, note encore René Lüchinger. Un marché intérieur trop petit et trop d’avions».

Reste qu’officiellement, Swiss envisage l’équilibre financier cette année, et un bénéfice en 2005.

swissinfo et les agences

Faits

Swiss a transporté 10,66 millions de passagers en 2003
Un millions de personnes de moins qu’en 2002
Le taux d’occupation a atteint 72,4% (70,7% en 2002)
59,6% pour le trafic en Europe et 78% sur les destinations intercontinentales

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En bref

- Pour la deuxième année consécutive, les lecteurs du magazine touristique allemand Business Traveller ont choisi Swiss comme meilleure compagnie aérienne pour l’Amérique du Nord et du Sud.

- Swiss met en avant le conflit irakien, la pneumonie atypique et la morosité conjoncturelle pour expliquer la faiblesse générale de la demande dans le secteur en 2003.

- Annoncée en septembre, l’entrée de Swiss dans l’alliance Oneworld (menée par British Airways) est en phase de réalisation durant cette première moitié d’année.

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