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Proche-Orient: les étrangers quittent le Liban

Raid aérien israélien dans la banlieue sud de la capitale libanaise.

(Keystone)

Face à l'escalade de la violence, plusieurs pays rapatrient leurs ressortissants. Plus de 130 Suisses ont déjà quitté Beyrouth pour Damas. Mais d'autres restent bloqués dans le sud du pays.

Les ambassades travaillent pour aider ceux qui en ont besoin alors que les combats entre Tsahal et le Hezbollah se poursuivent, causant de nombreuses victimes.

L'ambassade de Suisse au Liban a indiqué au journal dominical «NZZ am Sonntag» que 55 citoyens suisses doivent encore être évacués du Sud-Liban. «Ces personnes sont réellement en danger», a précisé au journal François Barras, ambassadeur de Suisse à Beyrouth.

La situation est particulièrement difficile pour 25 de ces personnes qui se trouvent au sud de Tyr, c'est-à-dire dans la zone frontalière entre le Liban et Israël. Elles n'ont guère de possibilités de rejoindre Beyrouth. En effet, toutes les voies de communication sont interrompues en raison des combats entre Tsahal et le Hezbollah.

L'ambassade de Suisse travaille en étroite collaboration avec les troupes des Nations Unies au Sud-Liban (Unifil) pour organiser un transport vers la capitale libanaise. Par ailleurs, 30 autres Suisses qui se trouvent près des villes de Sidon et de Nabatiye ont été prévenus par téléphone, afin qu'ils se rendent à un point de rassemblement.

De là, la France va tenter d'organiser une opération d'évacuation par la route ou par les airs, a encore déclaré François Barras au NZZ am Sonntag.

Déjà 136 Suisses évacués

Quatre-vingt-deux Suisses et des citoyens allemands et autrichiens ont pénétré dimanche après-midi en Syrie en provenance de Beyrouth, a indiqué Jean-Philippe Jeannerat, porte-parole du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE).

Ils faisaient partie d'un convoi comprenant quatre bus affrétés par les ambassades et plusieurs voitures privées, a-t-il précisé. Ces personnes étaient attendues en début de soirée à Damas. Samedi déjà, 54 Suisses et trente ressortissants allemands étaient arrivés dans la capitale syrienne à bord d'un convoi similaire.

L'ambassade de Suisse en Syrie s'est occupé de leur hébergement à Damas. Les ressortissants helvétiques seront ensuite rapatriés vers la Suisse ou d'autres destinations, selon leurs souhaits, a encore indiqué le porte-parole, qui a refusé de donner plus de précisions, «pour des raisons de sécurité».

Evacuation par mer?

Les autorités suisses restent mobilisées pour apporter leur aide aux Helvètes souhaitant quitter le pays, selon M. Jeannerat. Des discussions sont notamment en cours avec la France pour une
éventuelle évacuation par la mer. Paris a en effet décidé d'engager des «moyens maritimes et aériens, civils et militaires» pour évacuer ses ressortissants vers Chypre, la Syrie ou la Jordanie.

Un ferry de 800 à 1600 places était attendu dans la nuit de dimanche à lundi près des côtes libanaises et il pourrait embarquer ses premiers passagers lundi, selon le ministère français des Affaires étrangères.

Des places pourraient être réservées pour les ressortissants suisses. «Mais à l'heure actuelle, nous ne savons ni combien de places seront disponibles ni quand ces moyens seront opérationnels», a précisé M. Jeannerat, soulignant que l'ambassade helvétique à Beyrouth restait ouverte et que son personnel travaillait pour apporter son aide aux Suisses sur place.

Poursuite du conflit

Israël est actuellement engagé sur deux fronts: dans les territoires palestiniens et au Liban. Son but est de faire cesser les tirs de roquettes des mouvements islamistes sur le territoire israélien.

Pour l'heure, l'opération n'a pas porté ses fruits. Ainsi, dimanche matin, le Hezbollah libanais a tiré plusieurs roquettes qui ont touché Haïfa, la 3ème ville d'Israël. Les engins ont touché le secteur de la gare à une heure de grande affluence, provoquant au moins 9 morts et des dizaines de blessés.

L'armée israélienne a quant à elle poursuivi ses bombardements sur le Liban. De lourdes frappes ont notamment visé les locaux de la télévision du Hezbollah, dans la banlieue sud de Beyrouth. Tsahal poursuit également son offensive à Gaza. Dimanche matin, un raid aérien a causé la mort d'au moins trois Palestiniens.

swissinfo et les agences

Faits

838 citoyens suisses vivent au Liban.
713 ont la double nationalité, libanaise et suisse.
Actuellement, quelques centaines de touristes helvétiques se trouveraient au Liban.
54 Suisses ont été évacués vendredi et ont rejoint Damas samedi matin.
Après quatre jours de conflit, près de 90'000 personnes - pour la plupart des Libanais - ont traversé la frontière entre le Liban et la Syrie, selon les autorités syriennes.
Les Suisses qui ont des proches dans la région et qui sont sans nouvelles peuvent appeler la Protection consulaire, à Berne, au +41 31 324 98 08, entre 8h et 18h, y compris le samedi et le dimanche.

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En bref

- A l'instar de l'Union européenne, la Suisse a condamné jeudi la riposte de l'armée israélienne au Liban.

- Tout en jugeant les agressions du Hezbollah «condamnables», elle a dénoncé le caractère «disproportionné» de la réaction israélienne qui menace «un Etat voisin non hostile».

- La Suisse a enjoint les parties au conflit à interrompre une logique d'escalade destructrice, qui menace de se transformer en guerre régionale.

- Elle leur a aussi demandé de respecter les dispositions du droit international humanitaire.

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