Sale temps pour les cabanes de montagne

LeTerrihütte, dans les Grisons. Toni Trummer

La météo quasi hivernale du mois de juillet n´a pas fait l´affaire des cabanes de montagne suisses. Comme les piscines, elles ont vu leur fréquentation tomber au plus bas. Leurs finances aussi.

Ce contenu a été publié le 18 août 2000 - 18:34

Que ce soit à Blümlisalp (Oberland bernois), sur le plateau grison de la Greina ou au pied du Cervin, les gardiens de cabane parlent tous de baisse de chiffre d'affaires qui peut aller de 20 à 70 pour cent. Le Cervin n'aura d'ailleurs été accessible que deux jours au cours de ce triste mois de juillet.

Heureusement, le Club alpin suisse - propriétaire de 152 cabanes et bivouacs dans tout le pays - entretient un fond de péréquation pour soutenir les cabanes en difficultés. Au terme de cet été catastrophique du point de vue de la météo, il risque donc d'être passablement sollicité. D'autant que certaines cabanes avaient déjà subi des dommages avec les avalanches de l'hiver dernier.

Perchée à 2262 mètres d'altitude, sur les flancs du massif des Diablerets (VD), Lily Burger, gardienne de la cabane de Plan-Névé, prend les choses avec philosophie. «Sur 700 nuitées pour une saison normale, je risque bien de n'en faire que 300. Au mieux, 400. Alors bien sûr, les gros travaux d'entretien ne seront pas pour cette année. Mais n'oublions pas que nous avions eu un été 1999 exceptionnel».

«En tout cas, il n'y a pas de quoi nous faire couler, poursuit cette femme énergique. Il faut savoir rester simple. Quand on voit certaines cabanes de grand luxe en Valais où les randonneurs doivent ôter leurs chaussures pour ne pas abîmer les moquettes, on comprend qu'elles aient des frais d'entretien plus élevés que la mienne».

Avec le retour des beaux jours, les cabanes affichent à nouveau complet. Mais ce ne sera pas suffisant pour sauver la saison. Même si l'automne est beau.

«C'est la vie», conclut Lily Burger. «En 40 ans d'expérience, j'ai appris qu'il ne sert à rien de pester contre la montagne, elle est toujours plus forte que nous».

Marc-André Miserez

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