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Jubilée: l'EPFZ fête ses 150 ans

L'Ecole polytechnique fédérale à Zurich.

(ETHZ)

L’Ecole polytechnique fédérale de Zurich a fêté son jubilé jeudi. Le président de la Confédération a fait un plaidoyer pour la haute école et la formation des élites.

Ces 150 ans d’existence donnent des ailes à l’EPFZ. Elle ambitionne de devenir l’une des dix meilleures universités au monde.

L'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) a fêté officiellement sa création il y a 150 ans. Elle l’a fait jeudi dans son bâtiment principal de Zurich.

Présent sur place, le président de la Confédération Samuel Schmid a appelé dans son discours l'élite scientifique à ne pas oublier la «réflexion éthique» et l'humilité devant la création.

Il a d'abord rendu hommage aux fondateurs de l'EPFZ, qui fut «peut-être la plus grande entreprise pionnière de la Confédération au 19e siècle». Samuel Schmid a exprimé sa fierté et sa reconnaissance pour les performances réalisées par les professeurs et les étudiants de cette haute école.

Ce sont ces performances «exceptionnelles» qui définissent l'élite, une élite dont la Suisse et le monde ont besoin pour faire face aux «problèmes en attente», a affirmé Samuel Schmid. Après les compliments, le président de la Confédération a passé à une partie de son discours qui s'apparentait plus au sermon.

Réflexion éthique

Il a enjoint l'EPFZ et ses chercheurs à «porter toute leur attention sur les questions éthiques que soulève la recherche scientifique. Car il y va de questions fondamentales, de questions concernant la création», a poursuivi Samuel Schmid. Selon lui, c'est l'éthique qui pose les limites à la science ou la recherche.

«Jamais les hommes ne pourront assujettir la Terre. Les vrais grands esprits scientifiques s'inclinent avec humilité devant le plan de la création», a dit le conseiller fédéral. Et d'ajouter: «Celui qui veut jouer à Dieu non seulement échouera de façon grandiose, mais agira de façon profondément irresponsable».

Samuel Schmid a appelé à une «science responsable», qui ne soit pas «dictatoriale» et ne se déclare pas comme étant «absolue», mais reste ouverte au dialogue et à la critique. Car la «liberté ne peut survivre que si aucun pouvoir humain ne revendique l'absolu pour lui seul».

Bienvenue dans le futur

Cette année de jubilée de l’EPFZ s’inscrit sous le signe «Welcome Tomorrow», signe évident que la haute école n’entend pas se reposer sur ses lauriers.

«Nous ne plaçons pas seulement au premier plan l’habituel regard critique sur le passé, mais aussi, et surtout, une vision de l’avenir», déclare ainsi l’ancien professeur Meinrad Eberle, responsable du projet du jubilée. Or cette vision de l’avenir est liée à de hautes ambitions.

Dans un futur proche, les Ecoles polytechniques de Zurich et de Lausanne entendent se hisser parmi les dix meilleures universités du monde.

Cet objectif n’est pas nouveau; il avait été annoncé à la fin de l’année 2004 par Alexander Zehnder, président du Conseil des Ecoles polytechniques fédérales. Pour l’heure, les deux hautes écoles suisses pointent à la 28ème position du classement.

swissinfo et les agences

Faits

1855: le gouvernement suisse fonde la première Ecole polytechnique fédérale à Zurich
1969: une ancienne école d’ingénieur devient l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne
Aux deux EPF s’ajoutent encore quatre autres petits instituts de recherche
Cela représente 19'000 étudiants, 550 professeurs et un budget annuel de 2,3 milliards de francs

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