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Le show des robots volants suisses en Californie

Vision artistique du projet de Jean-Christophe Zufferey

Des robots volants helvétiques en tournée en Californie. La NASA et les pompiers américains s'intéressent de près aux machines conçues par les deux ingénieurs suisses Jean-Christophe Zufferey et André Noth.

La semaine dernière, les chercheurs ont présenté leurs machines au public américain dans les locaux de Swissnex, l'antenne scientifique du consulat suisse de San Francisco.

Jean-Christophe Zufferey et André Noth ont emmené dans leurs valises plusieurs prototypes comme ce planeur solaire pouvant voler plusieurs heures sans s'arrêter ou cet hélicoptère miniature capable de se diriger tout seul dans un appartement.

A première vue, on dirait des jouets pour enfants gâtés, mais à y regarder de plus près, ces robots volants pourraient bien, un jour, voler sur Mars ou rendre service aux forces armées.

Thomas Zimmerman du laboratoire de recherche IBM en Californie se dit impressionné par le niveau de technologie atteint par les deux ingénieurs suisses. «De graves incendies ravagent actuellement le sud de la Californie et quand j'observe ce planeur solaire, je me dis qu'il pourrait être très utile aux soldats du feu dans la détection des foyers», déclare-t-il.

La NASA dépassée

La NASA travaille sur un projet similaire mais l'agence spatiale américaine n'est pas encore parvenue à fabriquer un prototype aussi léger que celui conçu par André Noth, chercheur au laboratoire des systèmes autonomes de l'Ecole polytechnique fédérale (ETH) de Zurich.

A 27 ans, André Noth est responsable du projet «Sky Sailor». Son objectif: concevoir un planeur sans pilote de 3 mètres d'envergure capable de voler pendant 24 heures uniquement grâce à l'énergie solaire.

Des synergies

Il est persuadé que cette opération de promotion en Californie, berceau des entreprises hi-tech, permettra de créer des synergies avec d'autres chercheurs spécialisés dans le domaine des robots volants et, pourquoi pas, de séduire des industriels.

«C'est vrai, dit-il, que notre planeur pourrait donner un sacré coup de main aux pompiers en leur procurant en temps réel les coordonnées GPS des départs de feu, mais on peut aussi envisager des applications spatiales. Nos planeurs, lancés depuis Mars par exemple, pourraient servir à cartographier la planète rouge.»

Avec envie

Chris Anderson, rédacteur en chef du prestigieux magazine «Wired», un mensuel américain spécialisé dans les nouvelles technologies, se penche avec envie sur les robots.

«Ils sont encore plus petits que je l'imaginais et il me tarde de savoir ce qu'ils sont capables de faire, note Chris Anderson. Je suis un vrai fan de tout ce qui est objet volant miniature et si André et Jean-Christophe sont capables d'en fabriquer pour moins de 1000 dollars pièce, je suis sûr qu'il y a un débouché dans l'industrie des loisirs et du jouet, ici aux Etats-Unis.»

Echange de regards amusés

Des propos qui provoquent un échange de regards amusés entre les deux ingénieurs suisses. Certes, ils sont venus en Californie pour trouver de nouveaux financements, mais ils n'ont pas l'intention pour autant de brader leurs inventions.

Jean-Christophe Zufferey, de l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL), a en tête quelques idées de start-up et il compte bien en parler aux représentants du Pentagone et de la NASA. Mais il ne veut pas non plus en dire trop, car, comme il glisse en riant: «on ne voudrait pas qu'ils reprennent nos idées!»

Armée, forces de police

Jean-Christophe a profité du voyage pour rencontrer des chercheurs de l'université de Berkeley qui, comme lui, travaillent sur la robotique appliquée à l'aviation.

Depuis quelques années il planche sur un hélicoptère miniature qui pourrait voler en pleine rue en évitant les obstacles; un engin capable de voler jusqu'à l'intérieur d'un bâtiment grâce à des capteurs de distances.

«Nos capteurs sont encore trop lourds, concède Jean-Christophe, mais le jour où l'on parviendra à les alléger, l'armée et les forces de police seront sûrement intéressées.»

Berkeley plus avancée...

Difficile de dire qui, des chercheurs suisses ou américains, sont les plus en pointe dans le domaine de la robotique miniature, mais pour Jean-Christophe Zufferey, chacun semble pouvoir se nourrir des travaux de l'autre.

«C'est vrai qu'à Berkeley ils sont allés plus loin sur la partie mécanique. Ils sont capables de construire des robots de la taille d'une mouche qui battent des ailes. Ça, en Suisse, on ne sait pas faire. En revanche, on est plus fort qu'eux pour tout ce qui concerne le contrôle informatique de ces engins. En fait, nos recherches sont complémentaires.»

swissinfo, Stephane Hiscock à San Francisco

André Noth

Né à Fribourg en 1980, André Noth est dipômé de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne.

Depuis 2006, il est employé par l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich où il poursuit ses travaux sur le projet de planeur solaire «Sky Sailor».

Auteur de plusieurs conférences sur le sujet des robots volants, ses recherches ont déjà fait l'objet de plusieurs articles scientifiques.

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Jean-Christophe Zufferey

Après avoir obtenu en 2001 un master en micro-engineering à l'Université Carnegie Mellon de Pittsburg, Jean-Christophe Zufferey a rejoint l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne.

Il travaille désormais au sein du Laboratoire de Systèmes Intelligents de la haute école.

En 2006, il a reçu le prix ABB (Asea Brown Boveri) du meilleur chercheur. Passionné d'aviation, il a également organisé en août dernier un symposium international sur les robots volants.

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