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Servette affronte Yverdon pour la Coupe de Suisse

Elle s'appelle Chantal. C'est à elle qu'est revenu l'honneur de présenter le nouveau maillot que les Yverdonnois porteront dimanche à St-Jacques.

(Keystone Archive)

La 76ème finale de Coupe de Suisse de dimanche à Bâle est 100% romande. Avec une surprise de taille: un club de LNB, Yverdon-Sport, opposé à un grand du football helvétique, le Servette de Genève.

Pour la première fois de son histoire, Yverdon-Sport dispute la finale de la Coupe de Suisse. La surprise est d'autant plus grande que le club du Nord-vaudois a été relégué, cette saison, en Ligue nationale B.

A titre de comparaison, le club servettien a participé à 18 finales de Coupe de Suisse. Il en a remporté six. Alors que sa 12ème et dernière défaite en date remonte à 1996 contre le FC Sion.

Mais à l'image de son entraîneur Philippe Perret, Yverdon-Sport est une équipe qui va se battre jusqu'au bout pour tenter de vaincre Servette, le favori, et remporter le trophée.

«C'est un événement fantastique pour le club et toute la région du Nord-vaudois, s'enthousiasme Philippe Perret. Quelque 10 000 supporters devraient démentir l'appellation - finale du pauvre - dont on nous a affublé.»

Un train de 1 500 places et qui affiche complet conduira les supporters vaudois à Bâle. Tous les juniors du club participent à la fête. Et beaucoup de villages avoisinant Yverdon-les-Bains comptent sur la moitié de leurs habitants pour aller soutenir l'équipe yverdonnoise au Park St-Jacques.

Surtout, Yverdon-Sport désire à tout prix être à la hauteur de l'événement. «Il est important que le petit n'éprouve aucun regret à la fin de son match». Car, pour Philippe Perret, il n'y a rien de plus beau, de plus magique qu'une finale de Coupe de Suisse.

«Dans le tour de promotion-relégation Ligue A/Ligue B, nous avons appris à batailler ferme. Aussi, la clef du match sera de faire douter Servette et ses individualités, le plus longtemps possible. Après, tout devient envisageable.»

Comme Philippe Perret, qui compte deux finales de Coupe de Suisse perdues comme joueur avec Neuchâtel-Xamax, Lucien Favre voudrait bien gagner, lui aussi, une Coupe de Suisse, en tant qu'entraîneur, après trois finales perdues en qualité de joueur.

Le nouveau coach servettien dit ne plus vraiment connaître Yverdon-Sport, mais qualifie de merveilleuses les trois années qu'il a passées en tant qu'entraîneur à Yverdon.

En outre, Lucien Favre a laissé dans les rangs d'Yverdon, son fils, Loïc. A ce propos, le mentor servettien a refusé les caméras de la Télévision suisse romande, pour préserver son rejeton d'une trop grande médiatisation qui pourrait porter préjudice à la carrière de son fils de 18 ans.

Reste que Lucien Favre ne trouve pas que Servette a raté sa saison de championnat 2000-2001. Mais il avoue aussitôt que la Coupe de Suisse reste la dernière chance pour Servette de disputer une coupe d'Europe (l'UEFA).

Cela dit, les deux entraîneurs s'accordent à dire que tout peut arriver lors d'un match de coupe. Les différences entre le favori et le challenger s'atténuent dans un tel contexte. Les dernières finales de coupes dans les pays limitrophes l'attestent.

Toujours est-il que Lucien Favre accorde beaucoup d'importance au collectif. «Sur la longueur, dit-il, c'est lui qui fait la différence». Et c'est vrai que, sous la houlette du Vaudois de St-Barthélémy, Servette a amélioré son jeu d'ensemble, cette saison.

Emmanuel Manzi


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