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Présidence de la FIFA Sepp Blatter reste indéboulonnable



Sepp Blatter reçoit les félicitations d'usage à l'issue de sa 5e élection à la présidence de la FIFA.

Sepp Blatter reçoit les félicitations d'usage à l'issue de sa 5e élection à la présidence de la FIFA.

(Keystone)

Bien que contraint à un 2e tour, Sepp Blatter a été élu vendredi à Zurich pour un 5e mandat de président de la Fédération internationale de football association (FIFA). La récente arrestation de sept dirigeants de l’organisation soupçonnés de corruption aura eu finalement peu d’incidence sur le vote. Décrié depuis plusieurs années, le Suisse a pu compter sur le soutien des fédérations extra-européennes.

Sans surprise, ce qui était prévu s'est bel et bien passé: Sepp Blatter a été réélu président de la FIFA, un poste qu'il occupe depuis 17 ans.

Sepp Blatter a manqué de très peu une élection dès le premier tour. Il a en effet obtenu 133 voix, alors que 140 étaient nécessaires pour obtenir la majorité des deux tiers, indispensable à une élection au premier tour.

Crédité de seulement 73 voix au premier tour, le prince jordanien Ali Ben Hussein a préféré se retirer de la course. Présenté comme le «candidat du changement», il n’a guère réussi à mobiliser en dehors des fédérations européennes. 

Beaucoup de contestation

Sepp Blatter est un président qui suscite la controverse depuis plusieurs années. On lui reproche principalement de gérer le monde du football sur la base de l’affairisme et du clientélisme. L’attribution de l’organisation d’une coupe du monde au Qatar – un pays richissime mais sans aucune tradition de football – ainsi que l’arrestation, cette semaine à Zurich, de sept hauts dirigeants de la FIFA soupçonnés de corruption ont encore amplifié les critiques.

Le président de l’UEFA – l’organisation qui regroupe les fédérations européennes du football – a d’ailleurs publiquement déclaré que «trop, c’est trop». Michel Platini a ainsi demandé de voter en faveur de l’adversaire de Sepp Blatter.

De nombreuses critiques se sont exprimées la veille de l'élection

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D’aucuns reprochent également à Sepp Blatter, âgé de 79 ans, de s’accrocher au pouvoir. Il est en effet entré dans les organes dirigeants de la FIFA en 1975 déjà, comme directeur des programmes de développement, avant de devenir secrétaire général, directeur exécutif, puis finalement président de l’organisation. «C’est un dictateur à vie», a commenté l’ancienne star du football Diego Maradona.

Pour sa part, Sepp Blatter a toujours déclaré être totalement étranger aux affaires de corruption. Dans son discours précédant l’élection il a encore déclaré: «ces jours, on m’a accusé d’être responsable de la tempête qui a frappé la FIFA. D’accord. J’assume cette responsabilité. Je veux remonter le chemin avec vous. A partir de tout de suite, de demain, pour qu’à la fin de mon prochain mandat, je puisse rendre une FIFA solide, forte, sortie de la tempête, intégrée dans la société et avec suffisamment de garde-fous pour faire face aux problèmes».

Sepp Blatter s’est par ailleurs dit persuadé d’être la personne la plus à même de faire le ménage au sein de la FIFA. Selon lui, l’organisation dans la tourmente a besoin d'«un leader fort et expérimenté qui connaît toute les implications».

Le soutien des extra-européens

Le président de la FIFA est élu par les 209 fédérations du football qui constituent l'organisation. Chaque fédération dispose d'une voix. En d'autres termes, la voix d'une minuscule fédération comme Saint Marin a le même poids que celle de l'Allemagne ou du Brésil. 

Sepp Blatter a pu compter sur les voix de l'Afrique, de l'Amérique latine et de l'Asie. En effet, tout au long de sa carrière, il a mené une politique de redistribution généreuse de l'argent de la FIFA vers les petites et moyennes fédérations, officiellement pour y promouvoir le développement du football. Ses détracteurs estiment en revanche qu'il s'agit d'un moyen de se créer une clientèle fidèle d'électeurs. 

swissinfo.ch avec les agences


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