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Revue de presse Londres 2012, les Jeux de tous les superlatifs



Après l’ouverture mise en scène par Danny Boyle, la cérémonie de clôture signée Kim Gavin a été une autre orgie de «brit pop», avec de nombreux phénix comme les Who, Annie Lennox, les Spice Girls, Take That ou Liam Gallagher.

Après l’ouverture mise en scène par Danny Boyle, la cérémonie de clôture signée Kim Gavin a été une autre orgie de «brit pop», avec de nombreux phénix comme les Who, Annie Lennox, les Spice Girls, Take That ou Liam Gallagher.

(Keystone)

Difficile de trouver une fausse note dans le concert de louanges qu’adresse la presse suisse à l’heure du bilan des Jeux olympiques de Londres, à la fois grandioses et tellement humains. A moins que l’on ne parle de la maigre moisson de la délégation helvétique…

«Il a fait beau sur Londres», «Des Jeux amicaux avant tout», «Fabuleux!», «Les Jeux des superlatifs», «Définitivement les meilleurs Jeux de tous les temps», «Londres a placé la barre haut»: les commentateurs de la presse suisse ne cachent pas leur enthousiasme pour ces Jeux clos dimanche soir par une nouvelle cérémonie haute en couleurs et en musique.

«La fête de l'amour et de l'humour, comme dans les cérémonies d'ouverture et de clôture où le rire a côtoyé les larmes», écrivent L'Express/L'Impartial neuchâtelois et Le Nouvelliste valaisan.

«La fête de l'acte sportif gratuit, où la gagne ne cache pas une montagne de fric mais le salaire de la sueur récolté après tant d'années sacrifiées pour la beauté du geste, poursuivent, lyriques, les deux quotidiens régionaux. La fête d'un chauvinisme joyeux et non guerrier entre des sportifs de toutes les nationalités pêle-mêlées. La fête de tous les supporters bariolés qui se croisent et s'entrecroisent sans crainte d'une agression sauvage et hooliganique».

Médaille d’or aux organisateurs

Et la presse de louer unanimement le sans-faute de l’organisation. Die Südostschweiz décerne «une médaille d’or aux transports publics londoniens, qui au prix de gigantesques dépenses ont rendu avec leur offre brillante et multiple les trajets à travers la ville tellement plus agréables que ce à quoi on s’attendait. Avec un personnel nombreux et tellement serviable et accueillant».

«Du 27 juillet au 12 août, d’une cérémonie à l’autre, il fut question d’ouverture et de mesure, renchérit Le Temps. Avec ces Jeux, l’esprit olympique s’est mêlé harmonieusement au quotidien urbain. Comme à Sydney en 2000, c’est Londres tout entière, transformée en stade géant, qui a vibré pour ces athlètes du monde entier. Il n’y eut ici ni exode massif d’une population locale peu concernée comme à Athènes; ni artifice gouvernemental visant à occulter une certaine réalité et à éblouir le monde de sa toute-puissance comme à Pékin».

Une excellence qui a son prix. 18,4 milliards de francs, et probablement un déficit à la clé, «comme par le passé et dans le futur olympique», relèvent L’Express/L’Impartial. Pour La Regione Ticino, «c’est trop» et «il faudra voir maintenant ce qui restera de tout ça à Londres et dans ses environs».

«Certaines infrastructures seront démantelées, d’autres réduites et léguées à la communauté. Le parc olympique restera comme un site touristique à visiter pour rêver un peu. Il y aura également des blocs d’habitation ‘cédés’ aux citoyens, spécialement dans les zones où les Jeux ont camouflé des situations de pauvreté», relève le journal tessinois. Qui espère «que cela va vraiment se faire et pourra aider certains à affronter un quotidien gris comme le ciel de Londres».

Déception suisse

Comme les autres, le quotidien de boulevard alémanique Blick relève la déception dans le camp suisse, où «quelques excellentes individualités ont empêché une débâcle sportive. Sept médailles, comme il y a quatre ans à Pékin, étaient l’objectif déclaré et réaliste. Il y en a eu quatre, et beaucoup de déceptions, beaucoup de médiocrité et de tourisme olympique».

«Le sport suisse stagne. Il faut encore améliorer la place du sport dans la société. Qui va allumer l’étincelle? Peut-être le mouvement pour les Jeux d’hiver 2022 dans les Grisons», espère le Blick.

Quatre médailles, c’est le plus mauvais bilan depuis Barcelone en 1992, où Marc Rosset avait glané la seule médaille helvétique (en or, celle qui vient d’échapper à Roger Federer), rappellent les régionaux zurichois Landbote et Zürichsee Zeitung: «c’est insatisfaisant. Cela manque largement d’exploits. Trop nombreux ont été les athlètes à ne pas être assez bons au moment crucial».

Préférant voir le verre à moitié plein, le Bund de Berne et le Tages-Anzeiger de Zurich préfèrent se souvenir «des sourires de Spirig et de Guerdat», mais aussi «des larmes de Cancellara, qui montrent à quel point le triomphe et la défaite sont proches et à quelle vitesse les petites nations peuvent se retrouver face au néant».

Pas pire en tout cas que les Autrichiens, voisins et grand rivaux des Suisses aux Jeux d’hiver, qui à Londres «restent dans la poisse et sans médaille», relèvent les deux quotidiens.

La belle histoire

Pour finir sur une histoire comme on les aime dans la mythologie olympique, 24 heures met en exergue le parcours de Claressa Shields (17 ans), première médaillée d’or de l’histoire des Jeux en boxe féminine. La jeune femme vit à Flint, une ville du Michigan de la taille de Lausanne, patrie du cinéaste Michael Moore, également connue pour les nombreux meurtres qui y sont commis. Quarante-deux depuis le début de l’année.

«Claressa Shields a grandi ici. Elle a souffert de l’absence de son père, condamné à 7 ans de prison pour effraction lorsqu’elle avait 2 ans. Condamnée, elle l’a été indirectement, elle aussi. A s’en sortir, parmi les dealers et les petites frappes. Alors elle a décidé de se battre au propre comme au figuré. Avec comme seul objectif de réussir sa vie et de donner le bon exemple à ses petits frère et sœur. […] Et elle a démontré qu’avec beaucoup de volonté et d’entraînement tout devient possible», écrit le quotidien vaudois.

Les médailles

Les dix pays les plus médaillés

1. Etats-Unis: 46 O, 29 A, 29 B (104)

2. Chine: 38 O, 27 A, 22 B (87)

3. Grande-Bretagne: 29 O, 17 A, 19 B (65)

4. Russie: 24 O, 25 A, 33 B (82)

5. Corée du Sud: 13 O, 8 A, 7 B (28)

6. Allemagne: 11 O, 19 A, 14 B (44)

7. France: 11 O, 11 A, 12 B (34)

8. Italie: 8 O, 9 A, 11 B (28)

9. Hongrie: 8 O, 4 A, 5 B (17)

10. Australie: 7 O, 16 A, 12 B (35)

et la Suisse au 33e rang

Or, Hippisme, saut individuel, Steve Guerdat avec Nino des Buissonnets

Or, Triathlon dames, Nicola Spirig

Argent, Tennis, simple messieurs, Roger Federer

Argent, VTT messieurs, Nino Schurter

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