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Souvenirs 2003, perspectives 2004...

«L’humanité a la possibilité de s’autodétruire ou de s’autosauver», constate Bertrand Piccard (photo culture.gouv.fr)

Notre série s’achève. Sur un constat douloureux et peu surprenant: l’époque n’est pas à l’optimisme.

Et qu’on s’appelle Tirabosco, Hainard, Toudou, Barrigue, Beaunesne ou Piccard, c’est la nécessité d’un changement, vital et urgent, qui l’emporte.

Transposons cette série au début des années 60. Que nous auraient dit des personnalités d'alors?

On aurait bien sûr évoqué le Rideau de Fer, et cette Guerre froide qui tant réfrigérait le monde. Mais certains se serait réjouis du nouveau socialisme amorcé à Cuba par Fidel Castro, un espoir.

D’autres auraient dit leur foi en ce jeune président américain, Kennedy, ferme face à Moscou, et apparemment tellement ouvert dans sa politique sociale. Un autre espoir.

On aurait parlé d’art, des multiples approches qui dans ces années-là s’apprêtaient à faire exploser les murs du conservatisme, que ce soit dans le cadre de la danse, des beaux-arts ou, bien sûr, de la musique. «All my Loving», chantait-on à Liverpool…

On aurait parlé des formidables avancées de la médecine. Et de la science. De la perspective d’un monde où la technologie, toujours en progrès, viendrait au secours de l’humain. Ah, cette fameuse ‘civilisation des loisirs’: les corvées pour les machines, le plaisir au quotidien pour les Terriens!

On se serait aussi agacé de mille choses, bien sûr, mais le fait est qu’on aurait cru à des aventures à venir. Le climat 2003 est autre.

Ne pas rater l’aiguillage…

Depuis le 22 décembre, 6 personnalités extrêmement différentes se sont exprimées dans le cadre de cette série. Elles ont évoqué leur propre année 2003. Mais aussi la façon dont elles ont perçu l’année écoulée, sur un plan national ou international. Et ce qu’elles attendent de l’avenir.

Ou plutôt, ce qu’elles aimeraient faire de l’avenir. Car toutes ont un point commun: ne pas se laisser aller à accepter l’inacceptable.

Un inacceptable qui, en ce début de millénaire, multiplie les formes, chacun l’a souligné. Un fossé Nord-Sud qui se creuse. Une planète Terre dont la santé vacille. Des sociétés occidentales qui, sous couvert de mondialisation, jouent la carte de la fermeture.

Parmi les six personnalités contactées, aucune n’est connue pour un éventuel militantisme d’extrême gauche. On peut même imaginer qu’elles représentent un panel de sensibilités politiques assez large. Et pourtant, les propos de l’un pourraient parfois être mis dans la bouche de l’autre.

«Il est essentiel d’avoir un certain recul critique sur ce qui se passe», dit, à Neuchâtel, Jacques Hainard. «Je dis aux citoyens du monde entier de ne pas suivre certains discours politiciens qui sont suicidaires pour la planète», lui répond, à Niamey, Mahamadou Assoumane Toudou.

Ras-le-bol face à l’égocentrisme néo-libéral. Dégoût face à l’intolérance, qui aujourd’hui tend à s’ériger en dogme, à la fois politique et religieux.

Et aussi, ce sentiment de ‘moment charnière’. Cette impression que la planète Terre file sur sa voie, qu’un aiguillage se profile et qu’il s’agit de faire le bon choix, vite, très vite…

swissinfo, Bernard Léchot

En bref

- Souvenirs 2003, perspectives 2004… une série dont le principe a été, en compagnie de personnalités qui ont eu une actualité importante en 2003, de jeter un coup sur l’année écoulée, mais aussi de regarder 2004 droit dans les yeux!

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