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Stérilisation des handicapés: Pro Infirmis et Insieme partagées entre scepticisme et inquiétude

Pro Infirmis et Insieme sont réticentes face aux nouvelles directives médicales sur la stérilisation des handicapés. Craignant des abus, elles plaident plutôt pour une interdiction générale de la stérilisation, avec des exceptions clairement formulées.

Ce contenu a été publié le 25 février 2000 - 18:17

Pro Infirmis (logo) et Insieme sont réticentes face aux nouvelles directives médicales sur la stérilisation des handicapés. Craignant des abus, elles plaident plutôt pour une interdiction générale de la stérilisation, avec des exceptions clairement formulées.

Dans le journal des médecins suisses de jeudi, l’Académie suisse des sciences médicales (ASSM) préconisait la stérilisation dans certains cas de personnes jugées incapables de discernement. Avec les prescriptions appliquées jusqu’ici, seuls des handicapés capables de discernement et consentants pouvaient être stérilisés.

La décision des médecins part d’un bon sentiment: donner davantage de liberté aux handicapés sur le plan sexuel. Réagissant vendredi, Pro Infirmis et la Fédération suisse des associations de parents de personnes mentalement handicapées (Insieme) se sont toutefois montrées sceptiques face à cette réforme.

Insieme admet que le critère de la «capacité de discernement» n'est pas approprié. Mais si on le laisse tomber, il faut veiller à ce que les stérilisations se fassent réellement dans l'intérêt des personnes handicapées. Il faut pour cela un organe indépendant de contrôle. Les directives seules ne garantissent pas de contrôle.

Pro Infirmis de son côté voit dans les nouvelles directives une porte ouverte aux stérilisations inutiles et abusives. Les organisations de personnes handicapées n'ont de plus pas été suffisamment consultées, déplore Alard du Bois-Reymond, son secrétaire général.

Les deux organisations, pour qui les nouvelles directives ne sont donc pas plus satisfaisantes que les anciennes, réclament plutôt une base légale au niveau fédéral. Mais surtout, elles plaident en faveur d’une interdiction générale de la stérilisation des handicapés. Seules devraient être autorisées des exceptions clairement formulées.

SRI avec les agences

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