Thomas Helbling, enthousiaste et réaliste

L'avocat Thomas Helbling est l'homme clé du projet austro-suisse, dont il est le chef de projet pour les deux pays depuis juillet 2001.

Ce contenu a été publié le 09 décembre 2002 - 15:23

A quelques jours du verdict, le Bernois de 41 ans se veut confiant, tout en gardant les pieds sur terre.

Il était le collaborateur personnel du conseiller fédéral Adolf Ogi, il fut présent à Séoul en ce mois de juin 1999, lorsque le CIO priva Sion des Jeux olympiques 2006 pour les attribuer à Turin.

Une expérience douloureuse qui lui rappelle qu'un pari n'est jamais gagné d'avance. Même si comparaison n'est pas forcément raison.

«La campagne s'est déroulée différemment, relève Thomas Helbling. Personne n'a voulu faire croire au peuple suisse que la partie était déjà assurée. Dans le cas des JO 2006, le désenchantement s'était avéré aussi grand que l'espoir. Cette fois-ci, nous avons souhaité un peuple enthousiaste, mais réaliste.»

Sans aucune garantie de gagner

Difficile pourtant de séparer complètement les deux épopées: comme pour Sion 2006, observateurs, médias et principaux intéressés font de la candidature austro-suisse le meilleur dossier.

Mais, Thomas Helbling calme le jeu. «Nous n'avons jamais prétendu que nous serions choisis sous prétexte que notre dossier serait le meilleur, poursuit-il. Simplement, il serait étonnant qu'un tel projet ne figure pas parmi les tout meilleurs candidats.»

Sans aucune garantie de gagner pourtant. Un peu comme en patinage artistique avec deux programmes, imposé et libre, pour reprendre une métaphore du chef de projet.

«L'imposé, qui englobe les critères techniques, les infrastructures et les inspections de l'UEFA s'est très bien déroulé, avoue Thomas Helbling. Subsiste la partie essentielle, le programme libre, qui doit séduire le jury!»

swissinfo/Jonathan Hirsch

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