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Tolérance zéro: la profonde mue du hockey

La tolérance zéro est appliquée depuis une semaine sur les patinoires de Suisse.

(RTS)

Le hockey suisse vient d'introduire de nouveaux et sévères principes pour les infractions commises avec la canne. Le jeu en est profondément chamboulé.

La phase de transition est douloureuse. De nombreux joueurs perdent leurs points de repères, les pénalités pleuvent. Le hockey fait machine arrière dans le temps.

Plus question d'accrocher, retenir ou bousculer un adversaire avec la canne. Celle-ci ne doit plus servir qu'à construire le jeu et non à le détruire. Depuis une semaine, les principes de la «tolérance zéro» sont appliqués de manière très conséquente en LNA, LNB et chez les juniors-élites.

Quinze ans en arrière!

Non sans créer des remous et sans dégager l'unanimité. Point convergent: la machine à remonter le temps a été enclenchée et l'on est en en passe de retrouver le style de jeu pratiqué voici quinze ans.

Les défenseurs sont les premiers concernés. «Cela limite passablement notre marge de manœuvre, notamment dans les situations d'infériorité numérique», constate Michal Ngoy, le défenseur de Fribourg Gottéron.

«Le hockey ne doit pas renier ses principes: c'est un sport physique et de contact, je suis plutôt opposé à ces changements», souffle Goran Bezina, l'international de Genève-Servette.

Logiquement, les attaquants sont d'un autre avis. «C'est une bonne décision, relève le Fribourgeois Geoffrey Vauclair. Certains hockeyeurs faisaient presque n'importe quoi avec la canne.»

En milieu de saison

Comment en est-on arrivé là? En plein milieu de saison? La Ligue nationale a décidé de reprendre subitement et à la lettre les standards prescrits par la Fédération internationale de hockey (IIHF) pour les infractions commises avec la crosse: retenir, accrocher ou réaliser une obstruction doivent immédiatement être sanctionnés. Place à la «tolérance zéro», selon la formule consacrée.

Désormais, les cannes ne serviront plus qu'à tâter du palet. Rien de plus. Comme en NHL depuis le début de la saison, ce qui a accéléré les processus d'adaptation en Europe, depuis que le président de la Fédération internationale, le Suisse René Fasel, a annoncé que ces critères seraient appliqués au niveau international, notamment aux JO de Turin.

«Je me demande qui dirige le hockey mondial, peste Jean-Michel Barbey, le président de Genève-Servette. Est-ce René Fasel ou Gary Bettman (réd: le commissaire de la NHL, la Ligue nord-américaine)?»

Chacun peut regretter que ce changement n'ait pas eu lieu en septembre, ce qui aurait permis (comme outre-Atlantique) plusieurs matches de préparation pour s'y adapter.

A long terme, le résultat pourrait cependant convenir au public: plus de buts, plus de vitesse, plus de spectacle.

En NHL, la moyenne de buts est remontée à 7 ou 8 par soirée. Mais la phase de transition s'annonce douloureuse. En début de saison en NHL, dix pénalités mineures au moins ont été sifflées en moyenne contre chaque équipe. Perdant leurs repères, patinant dans un flot d'incertitudes, les défenseurs suisses vont au-devant de l'inconnu.

swissinfo, Jonathan Hirsch

En bref

- Depuis une semaine, les principes de la «tolérance zéro» sont appliqués de manière très conséquente sur les patinoires de Suisse.

- La Ligue nationale de hockey sur glace a décidé de reprendre subitement et à la lettre les standards prescrits par la Fédération internationale de hockey (IIHF) pour les infractions commises avec la crosse: retenir, accrocher ou réaliser une obstruction doivent immédiatement être sanctionnés.

- Le président de la Fédération internationale, le Suisse René Fasel, a annoncé que ces critères (comme en NHL) seraient appliqués au niveau international, notamment aux JO de Turin.

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