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Trafic de matériel nucléaire: extradition en vue

Urs Tinner est soupçonné d’avoir contribué au programme d’armement nucléaire libyen entre 2001 et 2003.

(Keystone)

Un ingénieur saint-gallois soupçonné d'être impliqué dans un vaste réseau de livraison de matériel nucléaire à la Libye va être extradé vers la Suisse.

Cette information émane du ministère de la Justice du Land allemand de Rhénanie du nord/Westphalie. Les modalités du transfert d’Urs Tinner ne sont pas encore fixées entre les deux pays.

L’ingénieur saint-gallois avait été arrêté par la police allemande en octobre 2004. Cette dernière avait délivré contre lui un mandat pour participation à un «acte de trahison».

Selon l’accusation, Urs Tinner est soupçonné d’avoir contribué au programme d’armement nucléaire libyen entre 2001 et 2003. Il serait même impliqué dans la livraison illégale d’éléments d’une centrifugeuse à gaz servant à enrichir l’uranium en vue de la fabrication d’armes atomiques. Il aurait également, depuis la Malaisie, dirigé le développement et la construction de cette centrifugeuse.

Dans les faits, son frère, son père et lui feraient aussi partie du réseau du 'père’ de la bombe atomique pakistanaise, Abdul Qader Khan. Ce dernier a reconnu être responsable de transferts illicites de technologie nucléaire vers l'Iran, la Corée du Nord et la Libye.

Le réseau avait été démantelé en 2003, après l'arraisonnement d'un cargo sous pavillon allemand qui transportait du matériel pouvant servir à la technologie nucléaire.

Une longue procédure

La demande d’extradition suisse date du 7 mars 2005. Depuis son arrestation en Allemagne en octobre 2004, plusieurs instances se sont déjà prononcées sur la prolongation de sa détention extraditionnelle.

Selon le procureur Franz Heinrich Pohl du Ministère public de Cologne, Urs Tinner sera bel et bien transféré d’ici quelques jours. En Suisse, l’ingénieur de Saint-Gall devrait répondre d'infraction aux lois suisses sur le contrôle des biens et sur le matériel de guerre.

Théoriquement, il aurait encore la possibilité de se tourner vers le tribunal constitutionnel fédéral, à Karlsruhe, pour invalider son extradition.

Mais, comme le communique l’Agence France Presse (AFP), selon l'hebdomadaire allemand 'Der Spiegel’, à paraître samedi, l'ingénieur, qui affirme travailler pour la CIA, a accepté son extradition après avoir passé un accord avec la justice suisse au terme duquel il ne serait condamné qu'à une faible amende.

«Aucune charge n’est pour l’instant retenue contre Urs Tinner. Mais nos services ont besoin de parler avec lui», commente succinctement Hansjürg Mark Wiedmer. Le porte-parole du Ministère public de la Confédération refuse pour autant de confirmer les allégations de l’hebdomadaire allemand Spiegel.

Elément troublant néanmoins: selon un autre journal allemand - la 'Sud Deutsche Zeitung’ - plusieurs interventions américaines en Allemagne avaient tenté de faire libérer Urs Tinner.

swissinfo et les agences

En bref

- Urs Tinner est un ingénieur saint-gallois âgé de 40 ans.

- Il est soupçonné d’avoir contribué au programme d’armement nucléaire libyen (notamment par la livraison illégale d’éléments d’une centrifugeuse à gaz servant à enrichir l’uranium en vue de la fabrication d’armes atomiques) entre 2001 et 2003.

- Selon l’accusation, son frère, son père et lui auraient fait partie du réseau du 'père’ de la bombe atomique pakistanaise, Abdul Qader Khan.

- Ce dernier a reconnu le 4 février 2004 à la télévision être responsable de transferts illicites de technologie nucléaire vers l'Iran, la Corée du Nord et la Libye.

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