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Trois favoris pour un deuxième parc national en Suisse

Le village San Carlo dans le val Bavona, dans le canton du Tessin.

(Keystone)

Pro Natura entame trois enquêtes de faisabilité pour définir l´emplacement d´un second parc national en Suisse. Un million de francs seront mis à la disposition de la commune qui réalisera le projet.

Le Haut-Val de Bagne (VS), Rheinwaldhorn/Adula (GR/TI) et Vallemagia (TI) sont les trois premières régions qui ont retenu l'attention de Pro Natura pour la réalisation de son projet de création d'un second parc naturel en Suisse.

Durant les mois à venir, l'organisation de protection de la nature va donc soumettre ces territoires à une étude de faisabilité. Chiffrées à 15 000 francs chacune, ces enquêtes permettront de dire si les espaces proposés méritent le label de «parc national».

En effet, conformément aux normes fixées par l'Union mondiale pour la nature (UICN), les sites qui souhaitent obtenir cette classification doivent répondre à des critères clairement établis.

Ainsi, le nouveau parc national devra couvrir au moins 100 km2, les deux tiers de sa superficie seront rigoureusement protégés et 25 km2 au moins se situeront impérativement en dessous de la limite des forêts.

Mais la valeur du paysage et la richesse de la nature qu'il abrite ne seront pas les seuls critères de sélection. «Les possibilités de conflits d'intérêt avec les milieux de la chasse, de la sylviculture, de l'agriculture ou du tourisme seront également pris en compte», affirme Anne DuPasquier, vice-présidente du comité central Pro-Natura.

L'adhésion de la population au projet de création d'un parc naturel sur leur territoire est aussi l'une des principales préoccupations de Pro Natura. «La population locale doit être étroitement impliquée dans le débat, déclare Anne DuPasquier. C'est un des atouts majeurs pour la réussite du projet».

Une affirmation qui prend tout son poids lorsque l'on sait que, début décembre, la commune de Zernez dans les Grisons a rejeté le projet d'extension de l'actuel parc national.

«Afin d'éviter ce genre de revers, il faut jouer au maximum la carte de l'information, décrète Frédy Wittwer, coordinateur de la campagne 2ème parc national. Il faut expliquer clairement que ces espaces de nature protégée n'excluent pas le développement économique de la région».

En effet pour Pro Natura, le label «parc naturel» est une chance pour un développement durable de la région concernée. De plus, pour soutenir la mise en œuvre du projet, l'organisation de protection de la nature mettra un million de francs dans l'escarcelle de l'heureux élu.

Le message de Pro Natura semble d'ailleurs avoir touché sa cible. Outre les trois régions déjà en lice pour le premier cycle d'étude de faisabilité, une douzaine d'autres projets sont en voie d'élaboration. «Nous programmons un deuxième volet d'évaluation des dossiers au printemps 2001, précise Anne DuPasquier. La décision finale devrait tomber en août de l'an prochain».

L'organisation de protection de la nature se montre confiante quant à la réalisation d'un second parc naturel en Suisse. «L'an dernier nous avons envoyé un courrier à toutes les communes suisses pour les engager à soutenir le projet, explique Anne DuPasquier, 90 d'entre elles ont répondu présent. C'est un résultat encourageant».

Pro Natura espère que le second parc national verra le jour en 2010. D'ici là, elle espère que la Suisse disposera d'un cadre juridique adapté. «Il nous manque des bases légales et des critères d'appréciation généralement applicables pour la création de grandes réserves naturelles, indique Otto Sieber, secrétaire central de Pro Natura. Nous réclamons maintenant que la Confédération promulgue rapidement une loi cadre sur les grandes réserves».

Vanda Janka

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