Un regard critique sur la mondialisation à New York

«Public Eye on Davos», un complément critique au Forum économique mondial. Keystone

A l'instar du Forum économique mondial, la réunion alternative du Public Eye on Davos déménage aussi, cette année, à Manhattan.

Ce contenu a été publié le 15 janvier 2002 - 18:17

Faire Davos à New York. C'est la décision prise, l'automne dernier, par les responsables du Forum économique mondial (WEF). Une organisation basée à Genève, qui donne rendez-vous chaque année à la fin du mois de janvier au gratin du monde économique, politique, universitaire et aux représentants de la société civile.

Faire Davos à New York. C'est aussi la fin de 30 ans de fidélité à la station grisonne. Et le professeur Klaus Schwab (le fondateur du Forum) et son équipe ne traverseront pas seuls l'Atlantique. Leurs contradicteurs ont, en effet, décidé de prendre eux aussi l'avion.

Emmenées par la Déclaration de Berne et Friends of the Earth, une dizaine d'organisations non-gouvernementales organiseront, au même moment, et à deux pas du Forum, une contre-conférence.

Une critique du Forum

«The Public Eye on Davos est un complément critique au Forum économique mondial, lance Matthias Herfeldt, de la Déclaration de Berne, une ONG suisse active dans le domaine du développement. Nous préconisons des mesures qui permettraient de bâtir une économie respectueuse de la justice sociale et de l'environnement.»

Une fois de plus, le Public Eye on Davos - qui en est à sa troisième édition - réunira donc de nombreux participants venus du Nord et du Sud autour d'une série de conférences ouvertes à tous. L'occasion d'aborder les conséquences sociales et environnementales de la mondialisation. De parler du pouvoir des entreprises. Ou encore de critiquer des théories économiques néolibérales.

Beaucoup de rhétorique

L'objectif est d'offrir un contre-poids, une voix alternative au Forum. Un club privé qui, pour les organisateurs du Public Eye on Davos, a trop d'influence sur le monde politique. «Une influence néfaste, ajoute Matthias Herfeldt. Le Forum s'emploie à accentuer le mouvement international de la libéralisation.»

Certes, les points de vue critiques sur la mondialisation sont représentés à l'intérieur même de la réunion du Forum économique mondial, et cela depuis plusieurs années. Mais pour The Public Eye on Davos, ce n'est pas suffisant.

«Jusqu'à présent tout cela est resté au niveau de la rhétorique, explique Matthias Herfeldt. Nous n'avons pas vu d'engagements sincères. Et c'est pour cela que nous voulons lancer un défi au Forum et à ses membres.»

Pierre Gobet

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