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Une championne comme la Suisse n'en avait jamais eue

Doha, en mai 2006, quand tout semblait à nouveau possible pour Martina.

(Keystone)

C'est bien la plus grande tenniswoman que la Suisse ait connue et connaîtra avant longtemps qui tire à 27 ans sa révérence dans des circonstances troubles.

No 1 mondiale à 16 ans six mois et un jour, Martina Hingis a battu tous les records de précocité avant d'être désarmée devant des joueuses qui misent presque exclusivement sur leur puissance.

Le palmarès de Martina Hingis s'orne de cinq titres du Grand Chelem. Seul Roland-Garros, où elle a disputé deux finales, lui a échappé – comme à Roger Federer jusqu'ici. En 1997, elle s'inclinait 6-4 6-2 devant Iva Majoli. Face à la Croate, elle a payé au prix fort son manque de préparation qui avait été provoqué par une chute de cheval, son autre grande passion.

Deux ans plus tard, elle était battue 4-6 7-5 6-2 par Steffi Graf dans une rencontre qui est considérée comme l'une des plus grandes de l'histoire du tennis féminin.

Face à l'Allemande, elle fut à trois points de la victoire avant de craquer complètement après une décision d'arbitrage en sa défaveur. Si elle avait pu gagner ces trois fameux points qui lui ont manqué, on jetterait un regard encore plus élogieux sur sa carrière.

Une victoire à Roland-Garros lui aurait, en effet, permis de figurer avec Margaret Court, Billie Jean King, Steffi Graf, Martina Navratilova, Chris Evert et Serena Williams dans le cercle très fermé des joueuses de l'ère Open victorieuses des quatre titres majeurs.

Un souffle nouveau

Championne junior de Roland-Garros à... 12 ans, Martina Hingis a apporté un souffle nouveau sur le Circuit de la WTA. Son premier match dans les rangs professionnels, en 1994 à Zurich face à l'Américaine Patty Fendick, avait suscité un engouement médiatique extraordinaire.

Il est vrai que son tennis, basé sur le toucher, la variation et l'anticipation, ne pouvait que régaler les puristes.

Il lui a permis de conduire une ascension fulgurante vers les sommets. Moins de deux ans et demi après sa victoire sur Patty Fendick, elle cueillait, ainsi, à Melbourne son premier titre du Grand Chelem.

Trop souvent blessée, Steffi Graf ne pouvait s'opposer à la marche en avant de la «petite princesse de Trübbach» jusqu'à cette mémorable finale de Roland-Garros 1999.

Quatre balles de match à Melbourne

Après la retraite de Graf, la rivalité entre Martina Hingis et les soeurs Williams a nourri pendant de longs mois la chronique.

Martina fut la première joueuse à battre les deux «sisters» dans un tournoi du Grand Chelem. Elle signait cet exploit à Melbourne en 2001. Mais le titre lui échappait avec une défaite en finale contre une «revenante», Jennifer Capriati.

L'année suivante, les deux joueuses se retrouvaient à Melbourne Park pour la revanche. Martina perdait ce match, qui restera comme sa douzième et dernière finale dans un tournoi du Grand Chelem, malgré... quatre balles de match dans sa raquette.

Avec la défaite contre Steffi Graf à Paris, cette finale de Melbourne 2002 disputée sous la canicule reste la défaite la plus mortifiante de Martina Hingis.

Retour semi-gagnant

Handicapée pendant de longs mois par une blessure au pied, Martina Hingis posait une première fois sa raquette à l'automne 2002.

Après un match sans lendemain à Pattaya en 2005, elle annonçait son grand retour à la compétition. Il lui a permis d'ajouter trois derniers titres - Rome, Calcutta et Tokyo - et de se hisser à la sixième place mondiale.

Mais elle fut incapable de dépasser le stade des quarts de finale dans les tournois du Grand Chelem. Blessée à la hanche, elle livrait et perdait 7-5 6-1 son ultime match le 19 septembre dernier en huitième de finale du tournoi de Pékin face à la Chinoise Shuai Peng.

swissinfo et les agences

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