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Une patrouille des glaciers... ça se prépare!

Tony Marchand, Yves et Vincent Bader (de g. à d.) au sommet de la Tête-Blanche.

La 13e édition de la célèbre course de ski-alpinisme se déroule cette semaine entre Zermatt et Verbier. Pour espérer dompter la Tête-Blanche et les cols de Riedmatten ou de la Rosablanche, les patrouilles se préparent avec rigueur depuis des mois.

A quelques heures de leur départ, swissinfo est allé à la rencontre d'une équipe de trois alpinistes passionnés du Jura bernois composée d'Yves Bader, Vincent Bader et Tony Marchand.

Civils et militaires, professionnels ou amateurs, ils sont plus de 4000 cette année à s'être inscrits pour disputer la Patrouille des glaciers.

Victime de sa renommée et de son succès, la célèbre épreuve de ski-alpinisme voit affluer, tous les deux ans, de nouveaux adeptes de la montagne, désireux de relever le fabuleux défi qu'elle propose. Les habitués, eux, y reviennent aussi... forcément.

Pour cette 13e édition, les premiers départs sont prévus mercredi en fin de soirée. Les derniers patrouilleurs s'élanceront quant à eux à l'assaut des cimes enneigées dans la nuit de vendredi à samedi.

Pas d'horloge dans la tête

C'est à ce moment-là que partiront Tony Marchand et les frères Yves et Vincent Bader. Pour sa première Patrouille des glaciers, le graphiste indépendant de Saint-Imier, grand amateur de course à pied, pourra profiter de l'expérience des frères. Ingénieurs à la ville, tous deux ont déjà franchi à deux reprises la ligne d'arrivée à Verbier.

Amoureux de la montagne, les trois compères se connaissent depuis de longues années et se réjouissent de partager ce qu'ils appellent une «aventure humaine».

«Mes deux coéquipiers sont très au point au niveau technique et cela va avoir son importance dans certains passages techniques, comme la descente de la Tête-blanche où la patrouille est encordée. Comme c'est ma première, l'essentiel pour moi est de réussir à terminer la course», explique Tony Marchand, manifestement rassuré de pouvoir s'appuyer sur l'expérience de ses partenaires.

«Nous ne partons pas avec une horloge dans la tête. C'est avant tout un défi d'équipe et le but est de réussir à trouver un rythme qui convienne à tous et qui nous permette de produire notre effort en gardant du plaisir», confirme Vincent Bader.

Une préparation conséquente

Spécialiste de VTT, le plus jeune des frères Bader est établi dans le canton de Vaud. Il a, de fait, réalisé une grande partie de sa préparation en solitaire.

«Comme nous n'habitons plus tous dans la même région, nous avons plutôt privilégié une préparation individuelle. Ces derniers temps, nous avons planifié plusieurs sorties en altitude durant les week-ends afin de travailler en équipe et nous avons également dormi une fois au-dessus de 3000 mètres afin d'emmagasiner quelques globules rouges.»

«Pour ne pas trop souffrir durant la course, il est nécessaire de se préparer avec rigueur», renchérit son frère Yves qui vit toujours au pied du Chasseral et qui a profité des premières neiges pour s'époumoner sur ses pentes.

Seul papa de l'aventure, il est celui qui a dû le plus «jongler» avec ses horaires pour se garder les plages d'entraînement nécessaires et s'assurer une récupération suffisante.

«C'est déjà un premier défi à relever que de réussir à conjuguer vie professionnelle, vie familiale et préparation rigoureuse pour la Patrouille des glaciers. Après cela, la course c'est la cerise sur le gâteau», plaisante-t-il.

Dès jeudi, les trois hommes seront à Zermatt pour régler les derniers détails et se mettre déjà dans l'ambiance particulière de la course. Un petit investissement qui selon eux est nécessaire. Après, ce sera le grand saut et l'ascension vers la Tête-blanche et la Rosablanche.

«Pour moi, le point décisif de cette course est le col de Riedmatten. Une fois là, les grosses difficultés sont derrière et on commence à 'sentir' la ligne d'arrivée», affirme, optimiste, Yves Bader.

«Mais il ne faut pas se relâcher pour autant et croire que c'est gagné. Dans une course comme la Patrouille des glaciers, plus on approche de la fin et plus c'est difficile», conclut son frère Vincent.

swissinfo, Mathias Froidevaux

Faits

La 13ème édition de la Patrouille de Glaciers (PDG) aura lieu les du 16 au 20 avril 2008 avec deux départs pour l'épreuve reine.
L'une des courses de ski-alpinisme les plus célèbres au monde, elle est organisé par l'armée suisse tous les deux ans. Le parcours A relie Zermatt à Verbier sur plus de 53 kilomètres (près de 8'000 mètres de dénivellation). Le parcours B est long de 27 kilomètres et relie Arolla à Verbier.

Cette année, quelque 4236 patrouilleurs de 35 nationalités (3700 en 2006) vont prendre le départ. Il y a deux départs pour chaque parcours.

Côté sécurité, la course mobilise notamment 21 guides, 47 médecins, 10 conducteurs de chiens, 4 spécialistes météo et 4 spécialistes avalanches.
Le record absolu de la course (épreuve reine) a été établi il y a deux ans en 6h18m48s. La meilleure équipe dame a terminé le parcours en 8h15m15s.

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Un peu d'histoire

L'idée de la Patrouille des glaciers est née durant la période de la mobilisation (1939-1945) dans l'esprit des capitaines Rodolphe Tissières et Roger Bonvin de la Brigade de montagne 10, qui avait pour tâche de défendre la partie sud-ouest du massif central alpin suisse.

La première édition a eu lieu en avril 1943. En 1949, une patrouille disparut dans une crevasse du glacier du Mont Miné. L'armée suisse interdit alors la course durant plus de trente ans.

L'épreuve est disputée par des patrouilles civiles (60%) ou militaires (40%) de trois concurrents. Elle est ouverte à des formations masculines, féminines ou mixtes.

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