Une Suissesse sur l’Himalaya en mai

L’alpinisme de pointe a jusqu’alors été un milieu plutôt machiste. Aussi avons-nous recueilli l’avis du président des guides alpins suisses, Tony Fuchs, à propos de l’ascension de la première femme suisse au sommet de l’Everest, dans l’Himalaya.

Ce contenu a été publié le 02 avril 2000 - 15:46

L’alpinisme de pointe a jusqu’alors été un milieu plutôt machiste. Aussi avons-nous recueilli l’avis du président des guides alpins suisses, Tony Fuchs, à propos de l’ascension de la première femme suisse au sommet de l’Everest, dans l’Himalaya.

Ce sera une première dans l’alpinisme suisse: Marianne Chapuisat et quatre autres femmes alpinistes vont en effet partir à la conquête de l’Everest. Elle sera la première Suissesse à parvenir sur le plus haut sommet du monde (8’848 m).

«Sans hommes, qu’est-ce que ces pauvres femmes pourraient bien aller faire sur le Toit du Monde, s’exclame, hilare, le président des guides alpins suisses, Tony Fuchs. Plus sérieusement, si beaucoup d’hommes sont parvenus à conquérir l’Everest, pourquoi une femme n’y arriverait-elle pas? D’ailleurs de nombreuses femmes, notamment polonaises, ont déjà entrepris des ascensions dans la chaîne de l’Himalaya. Et par des voies très difficiles.»

«Jusqu’alors, il est vrai, ce sport était plutôt réservé aux hommes, précise Tony Fuchs. Il n’y a d’ailleurs actuellement que sept guides féminins en Suisse. Mais les femmes n’ont pas moins d’atouts physiques et psychiques pour l’alpinisme que les hommes, poursuit Tony Fuchs. Tout au plus pourraient-elles se trouver davantage en difficulté lors d’un sauvetage, de par une force inférieure à leurs homologues masculins.»

Marianne Chapuisat entrevoit, elle, des limites musculaires sur le plan de la charge à porter. Et peut-être des limites psychologiques qui proviennent de l’éducation. Si tout va bien, elle se retrouvera sur le Toit du Monde entre le 5 et le 25 mai.

Peu de femmes sont arrivées au sommet de l’Everest... «Mon avantage, tient à rétorquer Marianne Chapuisat, est d’avoir déjà gravi, en 1993, un huit mille.» Une première hivernale qui la porte à croire que son expédition a de réelles chances de succès.

Emmanuel Manzi

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