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Victoire allemande au Tour cycliste de Berne

L'Allemand Danilo Hondo remporte le Tour de Berne en 3 h. 41 minutes 19 secondes devant les Suisses Roman Peter et Uwe Straumann.

(Keystone)

Coéquipier de Jan Ullrich, calfeutré au sein du peloton, Danilo Hondo s'impose au sprint devant quatre Suisses. Battus, ces derniers ont été très actifs. Ce fut aussi l'occasion de faire un tour d'horizon avec le prési-dent de la Fédération cycliste suisse.

L'Allemand Danilo Hondo (27 ans) a inscrit son nom au palmarès du Tour de Berne, couru dans la région de Lyss. Le coéquipier de Jan Ullrich, resté calfeutré dans le peloton, s'est imposé au sprint devant les Suisses Roman Peter et Uwe Straumann. Sur la ligne, la moyenne affichait plus de 44,121 kilomètres. Le corollaire? Aucune échappée n'est arrivée à son terme, 18 coureurs se présentant pour le sprint.

Vainqueur au printemps passé, le Suisse Zumsteg n'a donc pas trouvé de compatriote pour prendre sa succession. Pour autant, les Suisses ne sont pas restés inactifs tout au long de ces 170 kilomètres: dans chaque échappée la présence helvétique était assurée. A ce jeu les «Phonak» furent les plus en vue.

Finalement, la course se décanta dans l'ultime passage de la côte de Frienisberg. Dix-huit coureurs se détachaient, la sé-lection s'opérant par l'arrière. A l'heure du bilan, il convient de relever la deuxième place du Zurichois Roman Peter. A 23 ans ce monteur-électricien de formation consacre son temps au cyclisme. Qui plus est, il est à la recherche d'une équipe professionnelle.

Ainsi, sauvé une première fois en 1984 le Tour du Nord-Ouest devenait Tour de Berne sous la direction de Hugo Steineigger. Puis l'ancien président de la Fédération suisse cycliste, suite aux «affaires», abandonna l'épreuve, dont il était aussi l'organisateur.

A nouveau, la classique bernoise fut à un rien de disparaître. Mais l'entregent de Fritz Boesch, le nouveau président de la Fédération trouva et les hommes et les ressources financières pour en assurer la pérennité.

«Retombé d'une catégorie, nous espérons lui redonner son lustre à moyen terme», explique l'industriel de Lys. Qui a ramené la course dans la cité du Seeland. Où elle se déroula une première fois en 1956, l'espace d'une saison (victoire du Tessinois Lurati).

«Le Tour de Berne restera dans cette configuration pour quelques années», poursuit le président de la FCS. «Président du comité d'organisation, Urs Amstutz dispose d'un budget de 200.000 francs. Qui devra être augmenté dans les années à venir si le Tour de Berne entend remonter d'une catégorie, soit attirer un peloton international plus fourni».

Le président de la FCS se réjouit encore de la bonne santé du cyclisme suisse en ce printemps. Ensuite, il aborde l'épineux problème du Tour de Romandie. «Le 14 mai, j'ai rendez-vous avec le président de la Fondation du cyclisme romand, Etienne Membrez, Claude Jacquat (réd l'homme qui fut à la base de la Fondation) et l'Union cyclisme inter-nationale. J'espère que la FCS pourra récupérer cette épreuve. Elle gardera son identité romande, je l'assure».

Si l'épreuve romande rejoint le giron de la FCS, ne risque-t-elle pas d'être ensuite affermée à un organisateur privé? A l'image du Tour de Suisse? Le corollaire? Elle permettrait à la FCS de réduire encore sa dette (environ un million). «Je n'ai pas pensé à cette solution. Je ne veux pas vendre le Tour de Romandie», assure Fritz Bösch.

Pierre-Henri Bonvin

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