Navigation

Sauter la navigation

Fonctionnalités principales

Zurich refuse de limiter drastiquement le trafic aérien

Les habitants de Zurich ne verront pas moins de traînées dans le ciel.

(Keystone)

Les Zurichois n'ont pas voulu couper les ailes de leur aéroport. En votation, ils ont clairement rejeté une initiative visant à plafonner le nombre de vols et accepté un contre-projet beaucoup plus souple.

On votait ce dimanche également dans de nombreux autres cantons et communes de Suisse, sur les impôts, les naturalisations, les fusions de communes ou la fumée dans les lieux publics.

A Zurich, l'initiative dite «pour une politique de l'aéroport réaliste» n'a convaincu que 37,3% des citoyens. Elle prévoyait non seulement un plafonnement à 250'000 mouvements aériens par année, mais également neuf heures de repos nocturne, contre six actuellement.

Les opposants à l'initiative, notamment la compagnie aérienne Swiss, Unique, la société d'exploitation de l'aéroport et les milieux économiques avaient affirmé que ce projet remettait en question leur avenir et celui du canton.

C'est donc le contre-projet qui a été accepté, par 63,2% des voix. Il prévoit de limiter à 47'000 le nombre de personnes pouvant être soumises à de fortes nuisances sonores, évaluées à l'aide d'un index du bruit des avions.

Le gouvernement cantonal zurichois devra également proposer des mesures à son parlement au cas où le nombre de mouvements aériens atteindrait 320'000 par année.

Moins d'impôts pour les actionnaires

Comme dans de nombreux autres cantons alémaniques, les dividendes des actionnaires zurichois ne seront plus taxés qu'à 50% du taux d'impôt sur le revenu. 54,8 % des votants ont dit oui à une révision de la loi fiscale dans ce sens.

Le canton perdra quelque 70 millions de francs de rentrées fiscales par an, mais compte ainsi consolider sa position face aux cantons concurrents.

Le Parti socialiste avait attaqué cette révision par voie de référendum, comme à Bâle-Campagne, où un projet similaire a également été accepté par le peuple, à 61,1%.

Ces deux votes avaient valeur de test pour la votation fédérale du 24 février 2008. Les Suisses se prononceront alors sur une réforme de l'imposition des entreprises qui prévoit une réduction de l'impôt sur les dividendes pour les actionnaires qui détiennent plus de dix pour cent d'une société.

Naturalisations

A Zurich encore, mais au niveau de la commune, l'exécutif statuera désormais sur toutes les demandes de naturalisation. Les citoyens ont accepté cette réforme dimanche par 70,1% des voix.

Jusqu'ici, le parlement communal se prononçait sur les demandes des étrangers nés hors de Suisse et l'exécutif statuait uniquement sur celles des étrangers nés dans le pays.

Naturalisations également au menu dans la canton de Thurgovie, où les citoyens ont refusé d'adapter la procédure cantonale aux exigences du Tribunal fédéral (Cour suprême). La nouvelle loi voulait contraindre les communes à justifier les refus de demandes de naturalisation.

La révision a été rejetée par 55,2% des votants. Ces derniers ont suivi l'UDC (droite nationaliste), le plus grand parti du canton et le seul qui s'opposait à la réforme.

Moins de communes

Les fusions de communes étaient au programme de ce dimanche de votations dans cinq cantons. Malgré deux revers, le mouvement de concentration se poursuit à Glaris, aux Grisons, en Valais, au Tessin et à Lucerne.

Ainsi, la station grisonne de Davos est devenue la plus grande commune de Suisse. Les citoyens ont accepté sa fusion avec Wiesen, portant ainsi la superficie de la commune à 284 km².

Le canton de Glaris ne comptera plus que trois communes en 2011. La Landsgemeinde extraordinaire a confirmé dimanche très clairement la décision de mai 2006. Invitée à se prononcer à l'époque sur une réduction de 25 à 10 communes, l'assemblée populaire avait, à la surprise générale, accepté une réduction à trois.

Interdiction de fumer

Les citoyens des Grisons et d'Appenzell-Rhodes Extérieures ont accepté dimanche d'interdire la fumée dans les restaurants et les établissements publics. Avec le Tessin et Soleure, le club des cantons qui luttent contre la fumée passive passe ainsi à quatre membres.

Aux Grisons, si les restaurateurs entendent continuer à servir les fumeurs, ils devront leur réserver des locaux séparés. La mesure ne concerne pas les chambres d'hôtel, ni les chambres des homes pour personnes âgées ou médicalisés. Par contre, l'interdiction est générale dans les bâtiments scolaires et les installations sportives.

Ce mouvement anti-tabac va se poursuivre. Selon un relevé de l'Office fédéral de la santé publique en effet, des dispositions comparables sont en préparation dans 17 autres cantons suisses.

A l'échelon fédéral, la Chambre basse a approuvé une loi contre la fumée passive lors de la session d'automne. Elle prévoit une solution souple pour les restaurants en permettant à certains établissements de rester «fumeurs». La Chambre haute doit encore se prononcer.

swissinfo et les agences

Ville sous surveillance

St-Gall sera la première ville de Suisse dont les points névralgiques seront systématiquement surveillés par des caméras vidéo.

Dimanche, 63,3% des citoyens ont accepté un crédit de 2,48 millions de francs destiné à financer les équipements nécessaires.

Quinze caméras seront installées autour du nouveau stade de football de la ville qui sera inauguré l'été prochain. Dans le centre-ville et trois zones piétonnes, les autorités en -installeront 21 autres ainsi que des bornes d'appel au secours.

Le but est d'augmenter la sécurité des citoyens. Le Parti socialiste avait saisi le référendum contre la décision du parlement communal.

La surveillance vidéo est en discussion dans de nombreuses autres villes suisses, mais jusqu'ici, aucune n'est allée aussi loin que St-Gall.

Fin de l'infobox

Neuer Inhalt

Horizontal Line


Rejoignez notre page Facebook en français!

subscription form - French

newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter gratuite et recevez nos meilleurs articles dans votre boîte mail.