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les talents suisses sont chez eux à boston

MIT y otras escuelas secundarias de Boston ofrecen lo que cualquier científico sueña. Donna Coveney/MIT

Avec ses universités d'élite et ses installations de recherche de top niveau, la région bostonienne attire les scientifiques et les chercheurs du monde entier.

Este contenido fue publicado el 15 noviembre 2006 - 11:14

swissinfo s'est entretenu avec deux scientifiques suisses afin de comprendre ce qu'ils retirent de leur travail aux Etats-Unis.

Olivier de Weck est professeur-assistant au Massachusetts Institute of Technology (MIT) à Cambridge. Enseignant à la division des systèmes d'ingénierie de la prestigieuse haute école, il considère depuis douze ans les Etats-Unis comme sa seconde patrie.

Au départ, il est venu ici avec une équipe gouvernementale suisse travaillant sur un projet d'avion de combat. Après cette expérience, il a décidé de rester pour préparer un doctorat au MIT. Choix qui l'a mené à sa position actuelle.

Son bureau, bien ordonné, est situé dans une zone ancienne de l'université. C'est un endroit détendu mais studieux, avec un

canapé confortable et un tableau blanc électronique. Sur la table à café trône un modèle réduit de F/A 18.

Entre deux cultures

Selon Olivier, le fait d'être suisse a été un avantage dans son travail.

«Pour réussir ici, j'ai pu utiliser certaines choses apprises là-bas», explique-t-il.

«Un certain niveau de précision, par exemple, la persévérance ou le fait de vivre dans un environnement multiculturel. Ce qui m'a appris à adopter plusieurs points de vue par rapport à la réalité. Face à un résultat, je me demande toujours s'il s'agit de la seule réponse possible».

Egalement détenteur du passeport américain, le chercheur assure n'avoir aucun problème à faire le joint entre les deux cultures.

«A Zurich, lorsque je sors de l'avion, je me sens chez moi. Même chose quand je rentre à Boston. Ça me permet de combiner le meilleur de la vie en Suisse et en Nouvelle Angleterre. Je ne me sens pas du tout tiraillé».

L'avantage essentiel de travailler aux Etats-Unis - au MIT surtout - est une sensation, explique Olivier. La sensation de pouvoir changer les choses.

«La recherche pratiquée ici est importante, elle a des implications directes sur le monde réel. Il ne s'agit pas de jolis problèmes

purement théoriques, qui seraient dépourvus de toute application pratique».

Sur la corde raide et sans filet

Suissesse elle aussi, Nouchine Hadjikhani travaille à la Harvard Medical School depuis 1997. Elle y a étudié le cerveau humain au Martinos Center for Biomedical Imaging. Un peu fouillis, son petit bureau situé dans le vieux chantier naval de Charlestown jouit d'une vue imprenable sur le port de Boston.

Professeur-assistante en radiologie, elle dirige une petite équipe de chercheurs qui travaillent sur les désordres de type migraine ou autisme, et qui doivent constamment se débattre avec des

soucis d'argent. Le financement a même été la question centrale de l'année écoulée: la recherche coûte de plus en plus cher et le gouvernement donne de moins en moins pour les sciences de la vie.

«J'ai un titre de Harvard, mais cela ne me garantit aucun salaire ni financement, explique Nouchine. Je suis sur la corde raide et sans filet». Ce qui n'est pas forcément un désavantage et serait même stimulant: «Cette situation me force à faire de mon mieux et à produire des découvertes intéressantes».

Mais elle admet que le fait d'être étrangère a aussi ses inconvénients. «On parle différemment, on pense différemment, on ne sait pas comment se vendre, explique la

radiologue. Survivre dans cet environnement peut impliquer toute une phase d'apprentissage au début».

Rentrer ou rester ?

Et le retour en Suisse? Pour l'heure, ce n'est pas une option pour Olivier. Aux Etats-Unis, il y a beaucoup trop de projets publics ou commerciaux sur lesquels il pourrait travailler.

Nouchine au contraire envisage un retour maintenant qu'elle a obtenu un professorat de quatre ans du Fonds national suisse. Elle poursuivra son travail sur l'autisme tout en débutant par un poste à temps partiel à l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne. Mais elle ne coupera pas le lien avec Boston.

«On trouve ici une ouverture d'esprit et un dynamisme dont j'ai besoin, note-t-elle. Et il n'est pas question pour moi de cesser de collaborer avec l'un des meilleurs centres d'imagerie du monde».

swissinfo, Scott Capper à Boston (Traduction de l'anglais: Pierre-François Besson)

Contexto

Olivier de Weck est l'un des deux professeurs de MIT choisis pour mener le projet de la NASA intitulé «Interplanetary Supply Chain Management and Logistics Architectures».

Le but est de déterminer comment acheminer des marchandises sur la Lune ou sur Mars.

Le principal enjeu est de constituer un réseau complexe d'approvisionnement au sol et dans l'espace.

Nouchine Hadjikhani mène des recherches dans deux domaines: la pathophysiologie de la migraine et la compréhension des désordres neurodéveloppementaux, l'autisme en particulier.

Ces deux centres d'intérêts lui viennent de sa formation en systèmes visuels.

Dans ses recherches, elle recourt à toute une variété de techniques de neuroimagerie. Elle estime avoir passé plus de temps sur un scanner médical que quiconque de sa connaissance.

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Datos clave

En 2003, 23% de tous les détenteurs de doctorat travaillant dans les institutions académiques aux Etats-Unis étaient de nationalité étrangère, ce qui fait en tout quelque 258'300 personnes.
Cette proportion atteint même 44% dans les sciences informatiques et 40% dans l'ingénierie, mais elle chute à 9% en psychologie.
Les étrangers constituent 20% du corps académique supérieur à plein temps.
Aucun chiffre officiel n'existe concernant les chercheurs suisses aux Etats-Unis. Certaines estimations vont jusqu'à 8500 personnes.

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