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Compétitivité économique


La Suisse continue à faire la course en tête


L'économie suisse reste performante notamment grâce à l'innovation, comme ici avec l'impression 3D à FabLab, un pôle d'innovation basé à Lucerne. (Gaetan bally / KEYSTONE)

L'économie suisse reste performante notamment grâce à l'innovation, comme ici avec l'impression 3D à FabLab, un pôle d'innovation basé à Lucerne.

(Gaetan bally / KEYSTONE)

Pour la huitième année consécutive, la Suisse occupe la première place du classement de la compétitivité économique du Forum économique mondial (WEF). Elle est suivie par Singapour et les Etats-Unis. 

«La Suisse affiche le score le plus élevé depuis 2007», indique mercredi le WEF dans un communiqué. L'économie helvétique tire parti de la transparence de ses institutions, de l'efficacité de son marché du travail et de bonnes infrastructures. Sans oublier son système éducatif et ses capacités d'innovation. 

Ses faiblesses restent une déflation persistante, un manque de concurrence dans certains marchés, des entraves à la création d'entreprises et une participation plus faible des femmes au marché du travail en comparaison internationale. 

Ne pas se replier sur soi 

Le WEF profite de sa publication pour mettre en garde contre la tendance au repli de certains pays. Une telle attitude représente une menace pour la compétitivité future, avertit-il. 

En outre, à ses yeux, les mesures de relance monétaire, telles que l'assouplissement quantitatif, ne suffisent pas pour soutenir la croissance. Elles doivent s'accompagner de réformes structurelles. 

Par région, les Pays-Bas et l'Allemagne arrivent en 4e et 5e positions, juste derrière Singapour et les Etats-Unis. Berlin a gagné quatre places en deux ans. 

Aux 6e et 7e rangs, la Suède et le Royaume-Uni progressent de trois places. «Mais les données prises en compte pour la Grande-Bretagne sont antérieures au Brexit», souligne le Forum économique mondial. Le Japon, Hong Kong et la Finlande complètent le top 10. 

Clivage Nord-Sud 

Sur le Vieux-Continent, la division Nord-Sud persiste. Alors que l'Allemagne se classe cinquième, l'Espagne se situe au 32e rang et l'Italie recule d'une place à la 44e position. La Grèce perd, quant à elle, 5 rangs pour se retrouver 86e. La France fait mieux en se hissant au 21e rang. 

En 28e position, la Chine est en tête du classement des économies émergentes des pays dits BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud). Mais l'Inde réduit l'écart, en se classant au 39e rang. Ce pays enregistre, par ailleurs, la plus forte progression, en gagnant 16 places. 

«Dans les pays émergents, l'accès à la technologie et l'innovation deviennent des facteurs aussi importants pour leur développement que l'infrastructure, l'éducation ou la santé», précise le WEF. 

La Russie et l'Afrique du Sud grimpent chacun de deux places. Ils passent respectivement en 43e et 47e positions, tandis que le Brésil en perd six et rétrograde en 81e position. 

Dans le monde arabe, les Émirats arabes unis se classent 16e, le Qatar 18e et l'Arabie saoudite 29e. En Amérique latine, le Chili occupe la 33e position et grappille deux places. Le Panama, lui, se hisse au 42e rang.

Pour parvenir à de telles conclusions, le WEF a analysé la productivité de 138 pays. Son analyse se fonde sur différents facteurs dont notamment les infrastructures, la santé, l'éducation et l'efficience des marchés.

swissinfo.ch avec les agences



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