Bienvenue à Lausanne, chers abonnés, où se tient la 15e édition du festival BDFIL.

Un festival de BD réputé pour un genre au succès persistant et toujours croissant. Nous vous livrons aussi les conseils d’un autre créateur à succès, le milliardaire Sami Sawiris, qui évoque le colossal projet chinois des nouvelles routes de la soie.

Bonne lecture,   

Frédéric Burnand

Correspondant: Genève internationale

Lausanne
(Floc’h / BDFIL 2019)

Ce jeudi s’ouvre à Lausanne la 15e édition du festival de bande dessinée BDFIL. Un genre qui connaît un boom historique, sans forcément que les auteurs en profitent, nous explique la RTS.

«Un nouvel album, qui a parfois coûté un ou deux ans à son auteur, ne tient que douze minutes en librairie. Cela précarise énormément la profession et les auteurs gagnent de moins en moins sur leurs droits d'auteur», explique Zep, le célèbre inventeur de Titeuf.

Hôte d’honneur du festival, le Suisse Alex Baladi est une figure centrale de la bande dessinée indépendante, un auteur aussi méconnu que crucial et irremplaçable, selon France Culture qui souligne au passage la réputation du festival lausannois.

Sami Sawiris
(Béatrice Devènes)

Hôte d’honneur d’une conférence sur les Nouvelles routes de la soie à Andermatt, le richissime Sami Sawiris confie à swissinfo.ch son avis d’entrepreneur international sur l’ambitieux projet chinois.

Très investi dans la station uranaise, l’Egyptien donne un conseil un rien décoiffant au gouvernement chinois: «N’écoutez pas les gouvernements, allez faire vos propres études sur ce dont le pays a vraiment besoin.»

Prenant l’exemple du Zimbabwe, le milliardaire précise: «Si vous construisez une autoroute pour les riches qui ont des voitures, alors qu’ils ne représentent que 1% de la population, les gens ne seront pas contents parce qu'ils peuvent imaginer des centaines d’autres priorités.»

armée suisse
(Keystone / Peter Klaunzer)

«Romands, vous n’existez plus!», s’exclame le journaliste Jacques Pilet, suite à une série de déclarations, dont celles du nouveau chef de l’armée suisse Thomas Süssli priant les journalistes de ne s’adresser à lui qu’en allemand lors de sa première conférence de presse. La Suisse multilingue ne serait-elle qu’un mythe?  

L’homme de presse n’est pas loin de le croire: «Alors que les rengaines patriotiques et les discours nationalistes montent de partout, les Suisses, en réalité, se comprennent, se parlent, se rencontrent de moins en moins. Ils brandissent ensemble des drapeaux, sur les stades et les champs de fêtes, mais ils ne débattent guère entre eux, leurs médias restent enfermés dans leur approche régionale.»

Un coup de gueule paru en français sur le site Bon Pour La Tête, mais aussi en allemand dans les colonnes du Blick, le quotidien payant le plus populaire de Suisse alémanique. «Diese einsprachige Schweiz ist nicht meine Schweiz. Sie verrät die schönsten Traditionen dieses Land. Sie verarmt und trivialisert sich selbst», conclut, dépité, ce parfait multilingue.

passeport suisse
(Keystone)

C’est une première. Le Secrétariat d’État aux migrations (SEM) retire la nationalité suisse à un propagandiste binational du djihad. Une décision qui n’est pas encore exécutoire.

«L’homme avait été condamné à une peine privative de liberté de plusieurs années pour avoir fait de la propagande et recruté des combattants en faveur d’une organisation terroriste islamiste», précise sans plus de détail le SEM dans un communiqué.

Cet été, le Conseil fédéral a déclaré qu'une «bonne dizaine de binationaux soupçonnés d'avoir participé, à l'étranger, à des crimes dans le cadre d'activités terroristes» avaient été identifiés et qu’une procédure pénale a été ouverte contre la majorité d'entre eux.

(swissinfo.ch)

De nombreux Suisses ont émigré en France au 19e siècle. Le plus célèbre d'entre eux était le valet de pied de Napoléon.

Jean-Abram Noverraz, originaire du canton de Vaud, était au chevet de son maître l'empereur lorsque celui-ci a rendu son dernier soupir. Il incarne cette émigration de travailleurs suisses à Paris et Marseille pour y devenir domestiques. Le travail était dur, mais les conditions de vie meilleures que dans la campagne helvétique. 

Exactitude et probité: le personnel de maison suisse avait très bonne réputation auprès de la bourgeoisie française. Mais ces domestiques ne touchaient souvent pas plus d'un franc par jour pour leur dur labeur.

(swissinfo.ch)

Encore un petit dernier pour la route: Le 20 octobre, les citoyens suisses éliront leur nouveau parlement. N'oubliez pas d'aller voter!

Il s'agit de désigner les 200 représentants du peuple au Conseil national (Chambre basse) et les 46 représentants des cantons au Conseil des Etats (Chambre haute).

Les sondages et les élections cantonales récentes montrent que les Verts et les Vert'libéraux ont le vent en poupe, alors que l'Union démocratique du centre (droite conservatrice) pourrait perdre des plumes.

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