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Ballet de haute voltige au Grand Théâtre

Photo durant les répétitions. GTG/Carole Parodi

A Genève, le Ballet du Grand Théâtre danse trois nouvelles chorégraphies. Esquissées par Balanchine, Mancini et l'invité d'honneur, Teshigawara.

Ce contenu a été publié le 16 mars 2002 - 12:01

Le nouveau spectacle du Ballet du Grand Théâtre de Genève illustre le travail de trois chorégraphes émérites. Mais quel lien existe-t-il entre Balanchine, Mancini et Teshigawara?

Ce sont trois musiciens du geste. Tous trois travaillent sur le mouvement, son expressivité, sa dynamique propre. Et surtout sa poésie. Mais ils n'en viennent pas moins d'horizons fort différents.

La danse fluide de Teshigawara

Le Japonais Saburo Teshigawara est l'un des chorégraphes majeurs de l'époque. Fondateur de la compagnie Karas, à Tokyo, il est venu travailler pour la première fois en Suisse romande.

«Para-dice» est sa nouvelle création. A travers elle, ce virtuose du mouvement poursuit ses explorations entre vitesse effrénée et immobilisme absolu.

Le titre de sa chorégraphie, Para-dice, repose sur un jeu de mot. L'allusion au paradis et l'idée de hasard («dice» veut dire «dé» en anglais). Plus exactement, Para-dice répond à la définition qu'il donne de son art: «la danse est une sculpture de l'air, de l'espace et du temps».

Balanchine, le revenant

George Balanchine (1904-1983), lui, commença sa carrière en tant que chorégraphe géorgien aux Ballets russes, avant de se rendre aux Etats-Unis, où il devint l'un des principaux représentants du néo-classicisme. A Genève, il fut, rappelons-le, conseiller artistique du Ballet du Grand Théâtre de 1969 à 1978.

«Concerto Barocco» est l'un des fameux ballets de George Balanchine. Sur les arabesques du double Concerto pour deux violons et orchestre en ré mineur de Jean-Sébastien Bach, le chorégraphe déploie la grammaire néo-classique. Il y conjugue musicalité, poésie et formalisme.

Créé en 1941, ce «ballet sans trame», comme on l'appelait à l'époque, a été dansé pour la première fois par le Ballet du Grand Théâtre de Genève en 1970, lorsque Balanchine était justement son directeur artistique.

Mancini, le classique d'aujourd'hui

Quant à Giorgio Mancini, il est tout simplement l'actuel directeur artistique de la troupe genevoise. C'est un créateur qui cherche à communiquer l'émotion, l'indicible, à travers le mouvement. «Je fais du classique d'aujourd'hui», aime-t-il se définir.

Sa création «Words No Longer Heard» est inspirée par la lecture du Banquet de Platon. Et plus particulièrement du célèbre passage où le philosophe grec évoque la séparation des hommes ancestraux de forme ronde en deux «moitiés», qui rêvent de retrouver leur unité.

Sur les élans répétitifs d'œuvres pour cordes du compositeur contemporain américain, John Adams, la chorégraphie de Mancini travaille sur la tension créée par l'opposition entre le couple et le groupe, dans un langage entre clarté structurelle, ligne classique et force émotive.

swissinfo/Emmanuel Manzi

Du 16 au 27 mars

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