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Bisbille au diocèse de Bâle

Le conflit entre le prêtre Franz Sabo (à g.) et l'évêque Kurt Koch a commencé en 2003.

(Keystone/Urs Flüeler/SF DRS)

Le conseil et l’assemblée de la paroisse de Röschenz soutiennent leur curé contre l’avis de la hiérarchie de l’Eglise catholique romaine du canton de Bâle.

Les fidèles ne tiennent pas compte des menaces de l’évêque Kurt Koch de retirer la mission canonique à l’abbé Franz Sabo. Une première dans l’histoire de l’Eglise catholique en Suisse.

Réunie mardi soir, l’assemblée de paroisse de Röschenz a décidé de soutenir (415 voix contre 0) sans conditions son curé, malgré les menaces et les pressions exercées sur lui par la hiérarchie de l’Eglise catholique romaine du diocèse de Bâle.

L'évêque Kurt Koch a en effet l’intention de suspendre avec effets immédiats le curé de Röschenz, Franz Sabo, suite aux attaques lancées contre lui et contre l'Eglise catholique-romaine par ce dernier, depuis sa chaire.

En conflit depuis 2003

L'abbé Franz Sabo a profité de la messe dominicale pour régler des comptes personnels avec sa hiérarchie et a ainsi dépassé les bornes, estime le vicaire-général Roland-Bernard Trauffer.

Le curé bâlois a taxé certains papes et évêques de «dictateurs, chefs de guerre, managers, moralisateurs, juges, savants et agitateurs». Il avait déjà été remis à l'ordre au mois de mars et menacé d'être suspendu dès septembre s'il ne changeait pas de ton.

Cette dernière incartade devrait lui valoir le retrait par le Diocèse de sa mission canonique.

Mais le conflit entre le prédicateur allemand administrateur de la paroisse de Röschenz depuis 1998 et l’évêché ne date pas d’hier. La querelle a commencé en 2003 à la suite d’un article de presse dans lequel Franz Sabo prenait violemment à partie Kurt Koch.

Le soutien des paroissiens

A cette époque déjà, près de 90% des paroissiens se disaient solidaires de leur curé. Aujourd’hui encore ceux-ci ont donc décidé de le soutenir et de ne pas le mettre à pied.

Selon le diocèse, la charte de la constitution de l'Eglise catholique de Bâle-Campagne prévoit qu'un prêtre ne peut travailler dans la pastorale que s'il a reçu une mission de l'évêque.

Pour l’assemblée et le conseil de paroisse, «les démarches sont très claires en ce qui concerne la nomination d’un curé. Elles le sont beaucoup moins concernant son licenciement». Même en cas d’excommunication de son curé, la paroisse de Röschenz pourrait, semble-t-il, prendre la décision de continuer à employer et à rémunérer son curé.

Contacté par swissinfo, le président de la paroisse de Röschenz est formel: «Nous avons un curé très critique mais qui rassemble les gens à l’église. L’évêque a pris la décision de le renvoyer sans nous consulter et personne ici n’accepte cela».

Holger Wahl confirme également la détermination des paroissiens. «Selon la situation légale, conclut-il, le curé est notre employé et c’est au diocèse de lui donner la mission canonique. Rien n’est prévu si celle lui est retirée. Il est par contre prévu que les responsables du diocèse sont responsable de la paix entre l’église et la communauté. Et manifestement cette mission n’est pas remplie».

A noter qu'une médiation est prévue prochainement entre les deux parties afin de trouver une issue à ce conflit.

swissinfo et les agences

Faits

L’«affaire» Sabo/Röschenz est une première dans l’histoire de l’Eglise catholique suisse.
Les articles de la constitution de l’Eglise catholique de Bâle-Campagne ne sont pas clairs sur les responsabilités hiérarchiques concernant «le licenciement» d’un prêtre.
D’un côté, la charte affirme qu’avec le retrait de la mission canonique un prêtre perd le droit d’exercer sa fonction.
De l’autre, le licenciement d’un prêtre est du ressort de l’assemblée de paroisse.

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