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Deiss veut du changement au Conseil de sécurité

Joseph Deiss a plaidé pour un renforcement des Nations Unies.

(Keystone)

Devant l’assemblée générale de l’ONU, le président de la Confédération a remis en cause mardi la composition du Conseil de sécurité et appelé à une réforme.

La crise irakienne ayant montré les lacunes des structures actuelles, Joseph Deiss estime que le temps est venu d’agir.

«En ces temps difficiles, les Nations Unies sont l'indispensable maison commune de la famille humaine tout entière». Le mot est de Kofi Annan au moment d’ouvrir la 59e assemblée générale de l’ONU, mardi à New York.

Déplorant qu’«aujourd'hui l'état de droit soit en danger», le secrétaire général a évoqué l'Irak où «des civils sont massacrés de sang-froid, des humanitaires, des journalistes et autres non-combattants sont pris en otage et exécutés de manière barbare».

Pas de doute pour Kofi Annan: «c'est la loi, y compris les résolutions du Conseil de sécurité, qui offre la meilleure base pour résoudre les conflits prolongés, au Proche-Orient, en Irak et à travers le monde».

Joseph Deiss ne pense pas autre chose. A un détail près. «La crise irakienne, estime le président de la Confédération, a montré que la communauté internationale reste attachée à un système multilatéral de maintien de la paix et de la sécurité internationales, mais que les structures actuelles ne sont plus adaptées».

En clair, il s’agit pour Joseph Deiss de réformer. Et de réformer notamment le Conseil de sécurité.

Plus de place aux moins riches

«La composition du Conseil doit mieux refléter les changements intervenus depuis sa création et accorder une plus large place aux pays en voie de développement», a-t-il lancé devant l’assemblée générale.

Cela dit, la Suisse est clairement opposée à la création de nouveaux sièges dotés du droit de veto. Joseph Deiss estime en effet que «le droit de veto dans sa forme actuelle n’est pas démocratique et (qu’)il entrave la capacité d’action du Conseil».

Le président de la Confédération souhaite un renforcement de la légitimité du Conseil de sécurité. Chemin obligé: les pays non-membres du conseil doivent avoir davantage de possibilités de participer au processus de décision.

Et Joseph Deiss de plaider pour un renforcement des mécanismes de consultation avec les Etats directement concernés par les foyers de tension.

Les membres doivent s’engager

Cela dit, la réforme des institutions ne suffira pas à l’efficacité de l’ONU, reconnaît Joseph Deiss. Il faut aussi «un véritable engagement des Etats membres en faveur des buts» de l’organisation.

Pour rester crédible, a aussi indiqué le ministre, l’ONU et ses membres doivent rester «les garants imperturbables du droit international». Le cas échéant, ils doivent en sanctionner les violations.

Et pour pouvoir «être forte», l’organisation doit s’appuyer sur des Etats qui la dotent des ressources nécessaires à l’accomplissement de ses tâches.

Le discours new-yorkais du président de la Confédération a aussi rimé avec prévention. Il faut selon lui prévenir les crises naissantes en luttant contre les conflits nés des religions et contre la pauvreté.

La raréfaction des ressources naturelles porte en elle le germe de conflits d'appropriation et de répartition, a aussi lancé Joseph Deiss.

Consultations en perspectives

Plus concrètement, il a indiqué que la Suisse acceptait le mandat de l'Assemblée générale relatif au «mur» érigé par Israël en Cisjordanie.

Pour rappel, l'Assemblée générale de l'ONU avait demandé le démantèlement de cette barrière de séparation dans une résolution adoptée le 21 juillet.

Le texte invitait aussi la Suisse, Etat dépositaire des Conventions de Genève, à mener des consultations et à faire rapport à l'Assemblée générale en vue d'assurer le respect du Droit international humanitaire dans la région.

Juste retour des choses, les consultations seront menées par l'ancien ambassadeur de Suisse à l'ONU, Jenö Staehelin.

swissinfo et les agences

Faits

La Suisse a adhéré aux Nations Unies il y a deux ans.
Comme cadeau d’entrée, Joseph Deiss a remis lundi les clés d’un espace rénové, mitoyen de la salle de l'assemblée générale à New York.
Lors de leurs interventions à l’ONU, les représentants suisses ont avant tout plaidé jusqu'ici pour les droits humains et la sécurité des personnes.

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En bref

- Le président de la Confédération en a appelé à des réformes au sein des Nations Unies, estimant que les structures actuelles ne sont plus appropriées.

- Le Conseil de sécurité doit refléter les changements ayant eu lieu dans le monde depuis sa mise sur pied.

- La Suisse toutefois refuse la création de nouveaux sièges dotés du droit de veto.

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