Une hotline pour ceux qui se battent avec la lecture et l’écriture

A l’âge du numérique, l’illettrisme devient plus que le simple fait de ne pas savoir lire ni écrire. Keystone


Une nouvelle ligne téléphonique en Suisse propose des conseils à ceux qui souffrent de lacunes pour lire et écrire et offre une formation continue à l’âge numérique.

Ce contenu a été publié le 12 juin 2017 - 11:49

Le chiffre surprend: en Suisse, presque 800’000 adultes, soit près de 14% de la population en âge de travailler a des difficultés avec la lecture et l’écriture. Partant de ce constat, la Fédération suisse Lire et Ecrire a lancé la campagne pour la nouvelle hotline, en collaboration avec la Conférence intercantonale de la formation continue (CIFC).

Le numéro, 0800 47 47 47, est gratuit à partir de n’importe où en Suisse et offre des conseils adaptés à la situation spécifique de l’appelant. Les conseillers l’orientent vers des cours de formation continue dans sa région.

La campagne, intitulée Simplement Mieux (avec le sous-titre «lire, écrire, calculer, ordinateur») vise à sensibiliser à l’importance de la formation continue à un âge numérique, où il devient de plus important de comprendre rapidement.

Elle fait suite à une décision prise en avril par le gouvernement de charger le Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) de mettre sur pied un programme pour renforcer les compétences de base. La hotline en fait partie, elle est donc financée par le SEFRI.

Réalité multiple

L’illettrisme est une réalité multiple et ne se réduit pas à l’incapacité pure et simple de lire et d’écrire. Selon la Fédération suisse, on peut le mesurer sur une échelle d’indicateurs de compétences, qui va de 1 (la capacité à lire des informations de base dans un texte simple) à 5 (savoir retirer des informations spécifiques de textes complexes et comparer des textes).

Sachant que le niveau d’éducation est globalement élevé en Suisse, les causes d’illettrisme peuvent inclure des problèmes de santé, des problèmes familiaux ou des circonstances particulières à un individu (troubles de la concentration, difficulté à apprendre).

L’illettrisme augmente également avec l’âge, soit parce que le niveau scolaire était plus faible par le passé, soit vraiment parce que la personne a oublié des compétences de base qu’elle n’a pas assez utilisées.

Selon la Fédération suisse Lire et Ecrire, le nombre des Suisses qui n’atteignent que le niveau 1 ou 2 est étonnant dans toutes les catégories de population. Cependant, la plupart des personnes concernées travaillent dans l’agriculture, l’industrie ou la construction.

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