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L'UDC entend verrouiller encore plus l'asile

Ueli Maurer et Jean-Blaise Defago, lors du dépôt de l'initiative, lundi à Berne.

(Keystone)

L'Union démocratique du centre (UDC) a déposé lundi son initiative «contre les abus dans le droit d´asile». Signé par 108 716 citoyens, le texte vise deux buts principaux: rendre la Suisse moins attractive, et également moins facile d'accès.

Pour que cet accès soit moins aisé, les initiants veulent modifier la réglementation dite de «l'Etat tiers». En clair, la Suisse n'entrerait plus en matière sur les demandes de requérants qui, avant d'arriver en Suisse, sont passés par des pays sûrs où ils ont ou auraient pu déposer une demande d'asile.

En effet, comme le pense l'UDC, des personnes réellement menacées déposeraient leur demande dans le premier pays sûr atteint. Le but de ceux qui, avant d'entrer en Suisse, traversent des pays sûrs sans faire de demande n'est donc pas de se mettre en sécurité, mais d'atteindre le pays qui offre le plus d'avantages; il s'agit donc d'émigrants économiques.

Actuellement, c'est la Suisse qui doit faire la preuve que le requérant a séjourné suffisamment longtemps dans un pays sûr et qu'il avait effectivement la possibilité d'y déposer une demande. Si elle n'y parvient pas, elle accorde au requérant une procédure d'asile normale.

En cas d'acceptation de l'initiative, le fardeau de la preuve serait inversé; ce serait au requérant de prouver que les pays précédemment traversés n'ont pas voulu lui accorder l'asile.

Toujours pour limiter l'accès de la Suisse, les initiants proposent de sanctionner les compagnies aériennes qui ne font pas assez de contrôles. Des requérants exploitent en effet les lacunes dans le contrôle des visas. Ils prennent un ticket pour une destination pour laquelle ils n'ont pas besoin de visa, mais descendent dans un aéroport de transit et y déposent une demande d'asile.

Pour réduire l'attractivité de la Suisse, l'UDC demande que les prestations sociales soient réglées de manière uniforme pour l'ensemble du pays. Tant que les requérants n'ont pas obtenu le statut de réfugiés, l'aide devrait être limitée à un logement et à une nourriture simples.

Les médecins et les dentistes qui soignent les requérants devraient par ailleurs pouvoir être désignés par les cantons, afin de limiter les traitements coûteux.

L'UDC se défend de vouloir agir contre les réfugiés. Selon elle, l'initiative leur est également favorable. En effet, si, avec une réglementation plus sévère, la Suisse réussit à limiter les émigrants économiques qui abusent de l'asile, elle pourra consolider sa tradition d'accueil envers les «vrais» réfugiés.

Olivier Pauchard

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