Navigation

Sauter la navigation

Fonctionnalités principales

L'UDC triomphe et la gauche s'affaiblit, malgré les Verts

(Keystone)

La droite nationaliste sort renforcée des élections législatives: elle remporte 7 nouveaux sièges à la Chambre du peuple. A gauche, le succès des Verts ne parvient pas à compenser le fort recul du parti socialiste.

A l'heure où nous publions, les résultats définitifs de 3 cantons ne sont pas encore connus.

L'Union démocratique du centre (UDC, droite nationaliste) confirme son statut de premier parti au Conseil national. Elle atteint un nouveau pic historique, grâce notamment à la Suisse romande.

Bien que les résultats définitifs de cinq cantons manquent encore (Genève, Vaud, Zurich), il ne fait guère de doute que les démocrates du centre (UDC, droite nationaliste) se renforcent une nouvelle fois, tant en termes de sièges qu'en termes de voix. Les projections de la SSR les créditent désormais de 62 mandats, un score encore jamais atteint par un parti depuis 1919.

Cela correspond à sept mandats supplémentaires par rapport à la dernière élection législative, il y a quatre ans. L'augmentation est toutefois moins marquée qu'en 2003 (+ 11 sièges) et qu'en 1999 (+ 15). L'UDC voit en outre sa force électorale croître de 2,1 points, à 28,8 % (+ 4,2 points à
26,7 % en 2003).

Surprises

L'UDC est à l'origine d'un véritable séisme politique dans le Jura. Le PDC (parti démocrate-chrétien, centre droit), force politique dominante, ne sera plus représenté à la Chambre du peuple. Le siège occupé jusque là par Pierre Kohler, qui ne se représentait pas, sera repris par l'UDC Dominique Baettig.

L'UDC a aussi créé la surprise à Obwald en ravissant l'unique siège en jeu, jusqu'ici également en possession du PDC. A Schaffhouse et à St-Gall, c'est le Parti radical-démocratique (PRD, droite) qui a dû céder un fauteuil. Trois autres mandats devraient tomber dans l'escarcelle de l'UDC
d'après les estimations, dans les cantons de Vaud, Berne et Zurich.

Conseil national

Le Conseil national est la Chambre basse du Parlement fédéral suisse. Il est composé de 200 conseillers nationaux (appelés aussi députés ou ...

Le PS boit la tasse

Le Parti socialiste, qui ambitionnait de devenir le numéro un au Parlement, est le grand perdant du scrutin. Il devrait voir sa représentation passer de 52 à 43 députés et sa force électorale à 19,3 % (-4 %). Il semble avoir perdu des plumes surtout en Suisse alémanique.

La chute a été particulièrement dure à Berne, où deux sièges ont échappé aux socialistes. Ils devraient en perdre autant à Zurich. Le PS a perdu le siège de Valérie Garbani à Neuchâtel et celui de Jean-Noël Rey en Valais.

Verts gagnants

A Bâle-Ville et à Soleure, le PS a cédé un siège aux Verts. Contrairement à leur allié traditionnel de gauche, ces derniers font partie des vainqueurs des élections. Ils devraient gagner un mandat dans les cantons de Vaud et de Genève.

Les Verts pourraient toutefois perdre leur siège à Neuchâtel. Au final, ils devraient décrocher 19 sièges au National, contre 14 auparavant. Leur force électorale devrait atteindre 9,6 % (+ 1,9 ).

Les préoccupations liées au climat ont aussi dopé les Verts libéraux. Ils feraient leur entrée à la Chambre du peuple avec trois élus à Zurich, au détriment du PS.

PRD et PDC

Au centre-droit, on assiste à une nouvelle répartition des cartes, qui devrait aboutir à un coude à coude entre le PRD et le PDC. D'après les projections, ils obtiendraient chacun 31 sièges, quand bien même les radicaux (15,8 % / -1,5 %) continuent de dépasser les démocrates-chrétiens (14,7 % / +0,3 %) en termes de voix.

Le PDC tire son épingle du jeu, avec un gain escompté de trois mandats par rapport à 2003. Il a compensé les sièges perdus dans le Jura et à Obwald en en gagnant un supplémentaire en Valais, à Soleure et en Argovie. Les estimations lui sont également favorables à Zurich et dans le canton de Vaud.

Le PRD devrait par contre perdre cinq fauteuils. A Schaffhouse, il a perdu celui de Gerold Bührer (le président d'économiesuisse), qui ne se représentait pas. Idem à St-Gall et à Soleure. Les radicaux sont aussi en recul dans leurs anciens fiefs zurichois et vaudois, où ils devraient perdre un fauteuil.

Petits partis

Les petits partis ne sont pas non plus à la fête. L'extrême gauche devrait perdre deux de ses trois sièges, le Parti évangélique et l'Union démocratique fédérale un chacun.

Le statu quo a été enregistré dans une bonne partie des cantons, dont le Tessin et Fribourg. Seul nouveau visage dans ce canton: le radical Jacques Bourgeois, directeur de l'Union suisse des paysans, qui remplace le démissionnaire Jean-Paul Glasson.

swissinfo et les agences

Non réélus

11 députés sortants n'ont pas été réélus ce dimanche:

PS: Boris Banga (Soleure), Jean-Noël Rey (Valais), Valérie Garbani (Neuchâtel, Vreni Hubmann et Barbara Marty-Kälin(Zurich).

PRD: Jürg Michel (Grisons), Rudolf Steiner (Soleure), Andreas Zeller (St-Gall),
Urs Schweizer (Bâle),

UDC: Jacques Pagan (Genève), Hans Ulrich Mathys (Argovie), Ulrich Siegrist (Argovie)

PDC: Franz Brun (Lucerne)

Verts: Urs Bernhardsgrütter (St-Gall)

Parti évangélique populaire: Heiner Studer (Argovie)

Alliance de Gauche: Pierre Vanek (Genève)

Démocrates suisses: Bernhard Hess (Berne)

Fin de l'infobox
(swissinfo.ch)

Neuer Inhalt

Horizontal Line


Rejoignez notre page Facebook en français!

subscription form - French

newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter gratuite et recevez nos meilleurs articles dans votre boîte mail.