La Suisse marque sa solidarité avec solennité

Joseph Deiss et Moritz Leuenberger se sont montrés particulièrement choqués. Keystone

Le Conseil fédéral a fait part mardi de sa solidarité avec le peuple américain. Le gouvernement suisse se dit «extrêmement choqué» par les attaques dirigées contre les Etats-Unis. Pour l'heure, on ne sait pas si des citoyens helvétiques font partie des victimes.

Ce contenu a été publié le 11 septembre 2001 - 18:29

«On ne peut pas trouver les mots pour un événement aussi apocalyptique», a déclaré Moritz Leuenberger. Dans un télégramme adressé au président George W. Bush, le président de la Confédération a par ailleurs assuré le gouvernement et le peuple américain de sa compassion.

Devant la presse, Moritz Leuenberger en a profité pour rappeler que le terrorisme ne constitue jamais une solution pour régler des conflits et pour rétablir la justice.

Une hotline en service

Le ministère suisse des Affaires étrangères a établi une hotline (031/ 322 27 62) pour les personnes désireuses d'avoir des nouvelles. Cette ligne téléphonique est toutefois réservée à ceux qui ont de la famille et des intérêts aux Etats-Unis, a avertit M. Deiss.

Le Conseil fédéral suit bien évidemment avec attention l'évolution de la situation. Des mesures de sécurité sont mises en route, afin de protéger les biens des Etats-Unis et d'autres pays sur le sol suisse.

Le ministère suisse des Affaires étrangères a décidé de renforcer les mesures de sécurité aux environs de tous les bâtiments américains en Suisse. Les principales représentations officielles des Etats-Unis ont été évacuées et fermées.

L'ambassade des Etats-Unis à Berne, comme la mission américaine auprès des Nations unies et des organisations internationales ont été évacuées et fermées. Tout comme les représentations israéliennes.

De son coté, Berne a décidé de renforcer la sécurité autour des bâtiments américains sur l'ensemble du territoire helvétique. A Genève en particulier, les 280 sites américains implantés dans le canton font l'objet de mesures de surveillance.

Le gouvernement cantonal genevois a également pris contact avec le siège européen de l'ONU ou toutes les séances en cours ont été suspendues.


Olivier Pauchard, Palais fédéral

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