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La Suisse prend congé du pape Jean-Paul II

L'Evêque Grab lors de son homélie à Berne jeudi soir.

(Keystone)

Quelques heures avant les obsèques du pape, une messe télévisée a été dite jeudi soir à Berne en présence des ministres Calmy-Rey et Couchepin.

Les drapeaux ne seront pas partout en berne vendredi en Suisse, certains cantons ayant opposé l’argument de la laïcité à la demande du gouvernement.

Cette messe dite à l’église de la Trinité de Berne n'accueillait pas seulement les deux conseillers fédéraux Micheline Calmy-Rey et Pascal Couchepin, mais aussi des membres du Corps diplomatique et les représentants de diverses confessions et religions (orthodoxe, protestante, juive et sikh).

Près de mille personnes ont assisté sur place à la cérémonie, retransmise en direct à la télévision. Le nonce apostolique (ambassadeur du Vatican) Francesco Canalini et l’évêque de Bâle Kurt Koch ont «remercié Dieu d'avoir donné à l'Eglise et au monde un homme de foi, qui a mis ses dons humains au service de sa mission».

Le deux hommes ont également salué «un infatigable défenseur de la paix et de la justice» et souligné «son amour de l'homme, et avant tout des jeunes, qui le portent dans leur coeur».

Dans son homélie, l'évêque de Coire Amédée Grab a rendu hommage à «la grandeur spirituelle et à la fermeté de la foi du défunt pape Jean-Paul II», qui parlait «sans crainte des sujets difficiles tout en appelant chacun à prendre ses responsabilités et à ne pas craindre de s'engager pour une culture de la vie au lieu d'une culture de la mort...»

«Nous restons unis à ce pape, a conclu l’évêque. Et nous osons dire, comme une femme l'a écrit avant-hier dans le livre de condoléances de Coire: 'Cher pape, à bientôt'.»

Cette messe d'un peu plus d'une heure s'est déroulée dans la simplicité, accompagnée de chants, de pièces de violon et d'orgue. Le tout en présence de gardes suisses, très sollicités à Rome ces prochains jours. Les participants ont manifesté leurs condoléances par une présence silencieuse, en l’absence aussi d'allocution des autorités.

Drapeaux en berne ou non

Vendredi, les drapeaux des bâtiments de l'administration fédérale seront rabaissés à mi-mât, comme le prévoit le protocole lors de l'enterrement d'un chef d'Etat avec lequel la Suisse entretient des relations diplomatiques.

La Berne fédérale a invité les cantons à suivre son exemple. Mais en Suisse romande (francophone), les cantons protestants de Genève, Vaud et Neuchâtel ont refusé, évoquant notamment l'argument de la laïcité.

Dans le canton également protestant de Zurich (le plus peuplé du pays), les drapeaux seront en revanche mis en berne sur les deux bâtiments de l'administration centrale.

Le conseiller fédéral Pascal Couchepin s'est dit «surpris» de la demande faite par la Confédération aux cantons avant d’ajouter n’être pas «choqué» par les refus enregistrés.

A Rome même, le président de la Confédération Samuel Schmid représentera la Suisse lors des obsèques auxquelles assisteront aussi quatre évêques helvétiques. Cela dit, les pèlerins suisses ne se sont pas rués sur le train spécial des Chemins de fer fédéraux (CFF). Seuls 120 billets ont trouvé preneurs.

Service de sécurité sans précédent

Au bord de l'asphyxie en raison du nombre de fidèles arrivés sur place, Rome se préparait jeudi aux funérailles de Jean Paul II. Les autorités italiennes annoncent avoir mis sur pied «un service de sécurité sans précédent dans l'Histoire» pour les funérailles de Karol Wojtyla qui doivent réunir quelque 200 délégations officielles et jusqu’à quatre millions de fidèles.

La cérémonie religieuse durera trois heures vendredi matin et se déroulera sur le parvis de la basilique Saint-Pierre. Elle sera diffusée en direct par les télévisions du monde entier et sur une vingtaine d'écrans géants installés dans la capitale italienne.

Outre le président américain George W. Bush, de nombreux dirigeants assisteront aux obsèques. Parmi eux notamment, le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan, le premier ministre britannique Tony Blair et le président français Jacques Chirac, mais aussi les présidents israélien Moshé Katsav et iranien Mohammad Khatami.

swissinfo et les agences

En bref

- Jusqu’à quatre millions de pèlerins et 200 délégations nationales et personalités participeront aux plus vastes funérailles d’un pape de l’histoire vendredi à Rome.

- Le président de la Confédération Samuel Schmid y représentera officiellement la Suisse.

- Pour l’occasion, l’entier du centre de la capitale italienne a été interdit au trafic. Ecoles, bureaux et musées garderont portes closes.

- Les télévisions du monde entier retransmettront l’événement.

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