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Le parti radical branche la politique sur le web

Christine Beerli, conseillère bernoise aux Etats.

(Keystone)

Le parti radical (PRD) expérimente une nouvelle forme de discussion politique. Jusqu'au 23 juin, les internautes peuvent faire de la politique en ligne. Le premier grand rendez-vous a eu lieu samedi: un «chat» d'une heure avec la conseillère aux Etats bernoise, Christine Beerli.

Avec le projet «prd.live», les radicaux invitent toutes les personnes intéressées à exprimer leur opinion sur le thème de la société de l'information. Les internautes pourront notamment soumettre des propositions d'interventions parlementaires et participer à la procédure de consultation relative à la loi fédérale sur le commerce électronique.

Mais si la problématique de la société de l'information se taille la part du lion, d'autres sujets peuvent également être discutés en ligne. «L'abandon par Peter Hess de tous ses conseils d'administration a été abondamment débattu», déclare le chef de presse du parti, Guido Schommer.

Dans son programme de législature, le PRD s'est engagé en faveur de l'utilisation par le plus grand nombre des nouvelles technologies de communication. «Il faut tout faire pour que la Suisse ne connaisse pas un fossé numérique entre ceux qui maîtrisent ces technologies et ceux qui restent en marge», explique Guido Schommer.

Les radicaux misent notamment sur les écoles et sur la formation continue pour éviter ce fossé. Mais ils attendent également les suggestions des principaux intéressés, les internautes. Les avis exprimés sur «prd.live» permettront donc au parti d'affiner son point de vue sur la question.

Mais l'expérience va plus loin. «Si nous arrivons vraiment à avoir des propositions concrètes et intelligentes, ce recours à Internet pourrait se faire de plus en plus souvent, même pour d'autres sujets, afin d'aider notre parti à établir ses prises de position», explique Guido Schommer.

C'est en fait une autre façon de faire de la politique, qui ne consiste plus seulement à aller dans les salles et les petites réunions. La discussion via les systèmes électroniques offre par ailleurs la possibilité de prendre la température d'une partie de l'opinion qui ne fréquente pas les partis traditionnels.

L'expérience de «prd.live» s'achèvera le 23 juin avec la première e-journée d'un parti politique. Ce sera l'occasion pour le PRD d'ouvrir la discussion sur les aspects importants de la société d'information et d'arrêter sa position dans le domaine.

Cette journée sera organisée à Berne. Mais, en parallèle, treize autres rencontres seront réparties sur toute la Suisse. Les participants suivront, par vidéo-conférence ou par Internet, les débats de Berne avec la possibilité d'y collaborer en direct. Et, bien sûr, les internautes du monde entier pourront également suivre ces débats.

Olivier Pauchard, Palais fédéral


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