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«C’est le regard de gens que me touche»

Le photographe Marcel Imsand est mort samedi à Lausanne à l'âge de 88 ans. Il était notamment connu pour ses portraits de célébrités. Retour en forme d’hommage sur une visite effectuée à son atelier lausannois en 2011. (Archives RTS/swissinfo).

Ce contenu a été publié le 16 novembre 2017 - 10:30

C’est aujourd’hui jeudi le dernier adieu à Marcel Imsand lors d’une cérémonie religieuse à Lausanne. Il restera connu pour ses nombreux portraits, que ce soit des stars ou d’anonymes. Également photographe de presse, son parcours l'a notamment amené à capter le monde rural. Son travail est rassemblé dans le fond Marcel Imsand, aujourd'hui en mains du Musée de l'ElyséeLien externe à Lausanne.

Grand photographe, portraitiste et poète de la lumière, Marcel Imsand pratiquait le reportage social et journalistique. Il a participé à quelque 80 livres, dont deux qui pérennisent la Fête des Vignerons.

Maître dans son art, cet observateur ne truquait pas ses photos, n'usait d'aucun flash. Autodidacte, Marcel Imsand avait su convaincre par la force de son talent. Et rencontré des grands noms. Photographe officiel du Théâtre de Beaulieu à Lausanne, photographe pour le Comité international olympique, il avait immortalisé Nina Simone, Jacques Brel, Cindy Crawford ou encore la chanteuse française Barbara.

Il avait aussi tissé des liens étroits avec le chorégraphe et danseur Maurice Béjart.

Mais Marcel Imsand était aussi le photographe des anonymes. Trois ouvrages-clé témoignent de sa capacité à s'approcher des gens: «Paul et Clémence», «Luigi le berger» et «Les frères».

"Luigi le berger, sur la route, 1990" Marcel Imsand/Fondation Pierre Gianadda/Musée de l’Elysée


Marcel Imsand

Fils d'ouvrier et d'une employée de chocolaterie, Marcel Imsand est né le 15 septembre 1929 à Pringy (Fribourg). A 35 ans, marié, père de trois enfants, il prend le risque de vivre de la photographie et s'établit au cœur de Lausanne.

A l'annonce de la disparition de Marcel Imsand, les hommages sont nombreux.

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