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OMC: Pascal Couchepin fustige les organisateurs du sommet de Seattle.

Keystone / Alessandro Della Valle
Ce contenu a été publié le 03 décembre 1999 - 19:03
Frédéric Burnand, Seattle

A l’instar de la plupart des ministres de l’Economie présents à Seattle, le Suisse Pascal Couchepin critique ouvertement l’accueil, l’organisation et le déroulement de la Conférence ministérielle de l’OMC.

Ayant à peine digéré le fait d’avoir été littéralement livrées en pâture aux manifestants anti-OMC, dès le tout premier jour du sommet, les délégations présentes à Seattle n’hésitent pas à fustiger les lacunes de l’organisation de la conférence et des négociations. Certaines voix n’ont d’ailleurs pas attendu la fin du sommet pour dénoncer le chaos, et clamer haut et fort leur indignation.

Ainsi, le commissaire européen au commerce, Pascal Lamy, parle de «procédures médiévales» et d’une «organisation opaque et inefficace». Pour sa part, le ministre suisse de l’Economie, Pascal Couchepin, stigmatise «l’improvisation systématique» qui règne au niveau du déroulement des négociations.

Quant aux pays du sud, ils ont le sentiment d’avoir été, une fois de plus, mis sur la touche, et cela en dépit des promesses faites. Le ministre du Commerce de la Guyana, Clemens Rohee s’est, par exemple, amèrement plaint de n’avoir pas été informé des résultats de certaines négociations. Shridath Ramphal, le chef négociateur pour les pays caraïbes, estime, lui, que le sommet de Seattle est «la pire conférence internationale» à laquelle il a jamais assisté durant sa longue carrière. Quant au Zimbabwéen Yash Tandon, il n’exclut pas un retrait des pays pauvres.

Ce flot de critiques s’explique, en partie, par des considérations tactiques. Mais les fait demeurent incontestables. Et la question de la responsabilité est désormais posée. L’Amérique de Bill Clinton est directement visée. C’est elle qui reçoit. Et c’est elle qui assure la présidence de la Conférence. Mais son statut de superpuissance politique et économique lui garantit une sorte d’immunité.

Frédéric Burnand

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