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Plus de travailleurs étrangers au service de l'économie

La demande de spécialistes des technologies de l’information, notamment, est grande.

(Keystone)

Le Conseil fédéral a décidé mercredi d'augmenter les contingents de main-d'oeuvre étrangère. Il répond ainsi aux demandes du monde économique, confronté à une pénurie de personnel. L'augmentation ne concerne toutefois que les travailleurs qualifiés, le monde agricole n'est donc pas concerné.

En automne dernier, le Conseil fédéral avait approuvé 17 000 autorisations de séjour à l'année et 22 000 autorisations de séjour de courte durée (18 mois au plus) pour la période de contingentement en cours.

Avec sa décision de mercredi, il accorde 5000 autorisations à l'année et 6000 autorisations de courte durée supplémentaires.

Cette mesure entrera en vigueur à la mi-juin et sera applicable jusqu'au 31 octobre 2001. C'est en fait la première fois depuis 1991 qu'une telle augmentation est décidée.

«Cette décision découle de la meilleure santé de l'économie suisse, explique Martin Hirsbrunner, de la Division marché du travail et émigration de l'Office fédéral des réfugiés. Avec la reprise, les entreprises peinent à trouver suffisamment de personnel qualifié en Suisse».

Cette augmentation des contingents est d'autant plus nécessaire que la libre circulation des personnes avec l'Union européenne tarde à entrer en vigueur. «Il ne faut rien attendre de ce côté avant le printemps prochain, au plus tôt», déclare Martin Hirsbrunner.

Or, la demande de spécialistes des technologies de l'information, de chercheurs, de cadres et de personnes au bénéfice d'une formation spécifique dans plusieurs secteurs économique est grande.

C'est pourquoi plusieurs gouvernements cantonaux, des organisations économiques et des partis politiques ont demandé une augmentation des contingents.

Le Conseil fédéral a donc entendu leur appel. Toutefois, cet afflux de main-d'œuvre étrangère ne profitera pas à tout le monde. Les agriculteurs, qui réclament depuis longtemps des bras supplémentaires dans leurs champs, ne sont pas concernés par la décision.

«Les agriculteurs cherchent avant tout une main-d'œuvre non qualifiée en provenance des pays de l'Est, explique Martin Hirsbrunner. Or, ce n'est pas dans les projets du gouvernement de favoriser l'afflux de personnes pas ou peu qualifiées extérieures à l'Union européenne».

Olivier Pauchard, Palais fédéral


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