Premier oui aux soldats suisses en Somalie

La participation de l'armée suisse à la mission antipirates européenne NAVFOR Atalante a reçu un premier soutien. Mardi, le Conseil des Etats (Chambre haute) a autorisé la mission par 33 voix contre 5. La décision du Conseil national (Chambre basse) pourrait cependant se faire attendre jusqu'en décembre.

Ce contenu a été publié le 08 septembre 2009 - 15:07

But de l'opération: protéger des pirates la flotte marchande suisse, qui compte 35 bateaux, ainsi que les navires du Programme alimentaire mondial qui ravitaillent la population somalienne. En participant à de telles actions, la Suisse sert à la fois ses propres intérêts et la solidarité internationale, a estimé la majorité des sénateurs.

Le contingent suisse comprendrait 30 soldats au maximum. La ministre des Affaires étrangères Micheline Calmy-Rey a souligné que la participation à des opérations offensives contre des pirates ou des opérations sur des bateaux d'Etats tiers était exclue. «Il s'agit uniquement d'une participation défensive dans le cadre d'une opération de police internationale».

La participation suisse à Atalante pourrait toutefois s'avérer très courte, même si le Conseil national donne son aval. A la demande de l'UDC (droite conservatrice), le débat prévu à la Chambre du peuple les 15 et 16 septembre a en effet été biffé du programme et repoussé à la session de décembre.

Une décision qui a suscité l'ire des socialistes. Ils estiment que par cette manœuvre, l'UDC tente de couler le projet puisqu'il deviendra toujours plus difficile à la Suisse d'intégrer l'opération qui doit se terminer à fin 2010. Le PS va donc tenter, via une motion d'ordre, de maintenir le débat lors de cette session.

Conscient que ce genre de missions est sensible sur le plan politique, le Gouvernement aimerait mieux les définir dans la loi, a expliqué le ministre de la Défense Ueli Maurer. C'est pourquoi il propose de modifier la loi sur l'armée, même si pour Atalante les bases légales sont suffisantes.

En vain, puisque par 22 voix contre 12, le Conseil des Etats a estimé qu'avant d'entreprendre une modification légale, il valait mieux attendre les conclusions du rapport sur la politique de sécurité qu'Ueli Maurer doit remettre d'ici le début de l'année prochaine.

swissinfo.ch et les agences

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