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Samuel Schmid achève sa visite dans les Balkans

Samuel Schmid a notamment visité les soldats suisses présents au Kosovo (photo: Keystone/DDPS).

Le ministre suisse de la Défense Samuel Schmid a achevé mercredi soir une visite de deux jours au Kosovo et en Bosnie-Herzégovine.

Le ministre a ainsi pu constater de visu le travail réalisé par les soldats suisses présents sur place pour des missions de maintien de la paix avec les forces internationales.

Lors de sa rencontre mercredi avec Samuel Schmid, le ministre bosniaque de la Défense Nikola Radovanovic a déclaré s'attendre à ce que le mandat de la force de l'Union européenne en Bosnie (EUFOR) s'achève en 2008.

Sarajevo espère devenir membre du Partenariat pour la Paix de l'OTAN (PpP) avant cette échéance de 2008, a ajouté le ministre bosniaque. Cette formule de coopération militaire, à laquelle la Suisse participe, a notamment été proposée par l'Alliance aux anciens pays communistes.

La Confédération, qui n'est pas membre de l'OTAN, compte poursuivre sa coopération militaire avec la Bosnie dans le cadre du PpP, a souligné Samuel Schmid.

Formation en Suisse

Berne veut organiser un camp de formation pour les membres de l'armée bosniaque dans le cadre du PpP, a indiqué Sebastian Hueber, porte-parole du Département fédéral de la défense (DDPS). Samuel Schmid a par ailleurs invité son homologue bosniaque en Suisse.

Le ministre bosniaque de la défense a confié à M. Schmid que la Suisse, avec sa structure fédérale, est un «exemple politique pour la Bosnie», a ajouté le porte-parole.

Lors de son premier séjour en Bosnie, Samuel Schmid a également rencontré Christian Schwarz-Schilling, le représentant de l'UE dans ce pays ainsi que le commandant de l'EUFOR David Leakey. Le chef du DDPS a rendu visite aux 26 militaires suisses enrôlés dans l'EUFOR.

Une longue mission au Kosovo

Mardi, Samuel Schmid avait déjà fait une halte au Kosovo, où il avait rencontré plusieurs politiciens albanais de haut rang ainsi que des représentants de l'ONU et de la Kosovo Force (KFOR). Tous ont plaidé pour que la KFOR reste encore «des années» dans la province.

Une opinion que partage le ministre suisse. A ses yeux aussi, il est «clair» que la présence de la KFOR doit se prolonger, a déclaré Sebastian Hueber.

Les discussions ont également porté sur les négociations en cours sur le futur statut du Kosovo et les risques qui y sont liés. On redoute que les extrémistes serbes et albanais tentent de se manifester et «d'influencer négativement» la situation sécuritaire, a ajouté M. Hueber, évoquant de possibles attaques ou des troubles.

Protection des minorités

Lors de sa visite à Pristina Samuel Schmid a rencontré le président kosovar Fatmir Sedju et le premier ministre Agim Ceku. Pour les deux hommes, ce qui importe, ce n'est pas seulement le futur statut de la province, mais il faut aussi tenir compte de standards comme le droit, l'ordre ou le bon fonctionnement de la justice, a indiqué le porte-parole.

Les deux dirigeants albanais ont également souligné qu'en cas d'indépendance de la province, la minorité serbe serait traitée de la même manière que la majorité albanaise. Mais, selon eux, la situation sécuritaire ne constitue pas la principale préoccupation de la population, mais plutôt le chômage élevé.

Samuel Schmid a également rencontré le chef désigné de la mission des Nations unies au Kosovo (MINUK), l'Allemand Joachim Rücker, ainsi que des représentants de la KFOR. Il s'est ensuite rendu à Suva Reka, dans le sud de la province, pour rendre visite aux soldats suisses de la Swisscoy.

Fin du soutien aux camps pour enfants

L'armée ne soutiendra plus les camps Swisscor pour enfants provenant de régions en guerre ou en conflit. Le DDPS a confirmé l'information de l'émission Rundschau de la télévision alémanique.

L'ancien ministre Adolf Ogi avait lancé la Fondation Swisscor durant la crise des Balkans. Elle permet chaque année à une centaine d'enfants âgés de 9 à 13 ans de participer à un camp de vacances en Suisse.

Le département de Samuel Schmid dispose de moins de moyens et d'effectifs, s'est justifié le porte-parole. Il doit donc se concentrer sur ses tâches de base. L'organisation d'un camp pour enfants n'en fait pas partie. Le DDPS le regrette et espère qu'une autre autorité responsable prenne le relais.

swissinfo et les agences

En bref

Après la guerre (1992-1995) entre Serbes, musulmans et Croates, la Bosnie a été divisée en deux entités indépendantes: la République serbe de Bosnie et la Fédération croato-musulmane.

26 soldats suisses participent actuellement à la force de maintien de la paix de l'Union européenne en Bosnie (EUFOR).

Peuplé d'une majorité d'albanophones, le Kosovo fait encore formellement partie de la Serbie. Depuis 1999, suite à l'invasion des troupes serbes et l'intervention des forces de l'OTAN, la province a été placée sous administration de l'ONU.

208 soldats suisses sont actuellement déployés au Kosovo dans le cadre du contingent de la force multinationale KFOR placée sous le commandement de l'OTAN.

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